Officier français soupçonné de trahison : qu'en dit la presse russe ?

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Un officier de l'armée française a été mis en examen pour trahison au bénéfice de la Russie. Une affaire qui fait parler jusqu'à Moscou, où la presse s'est empressé de rappeler que c'était loin d'être une première. D'autres pays européens ont connu la même chose, et sont allés jusqu'à expulser des diplomates russes.

C'est une histoire abracadabrantesque qui ferait presque sourire si elle ne concernait pas des documents ultra-sensibles. Comme vous le révélait Europe 1 ce week-end, un officier de l'armée française a récemment été mis en examen pour trahison au bénéfice de la Russie. En poste auprès de l'OTAN, il aurait fourni des informations aux services secrets russes, le G.R.U. Et en Russie aussi, l'affaire fait parler.

Une affaire loin d'être une première

La presse locale s'en est fait l'écho lundi matin. Le média en ligne de Saint-Pétersbourg, Tanka, décrit une affaire délicate et rappelle que ce n'est pas le premier cas d'espionnage dans les pays de l'Union européenne dans lequel la Russie est impliquée. D'ailleurs, le journal Novaïa Gazeta liste les dernières affaires du même type qui ont fait la une des médias russes ces dernières semaines. Et elles sont nombreuses. En République tchèque, en Autriche, en Slovaquie ou en Norvège, des espions ont également été découverts. Le journal rappelle que la dernière affaire en date, au mois d'août en Norvège, a entraîné l'expulsion d'un diplomate russe. Des expulsions, rappelle la Nezavissimaïa Gazeta, auxquelles la Russie répond systématiquement avec réciprocité.

En France, la justice a été saisie par le ministère des Armées qui, après avoir vu l'officier supérieur au contact d'un espion russe en Italie, a enclenché l'article 40 du Code de procédure pénale. "Nous avons pris toutes les mesures nécessaires. Maintenant il faut que la justice puisse faire son travail dans le respect du secret de l’instruction", a expliqué la ministre de tutelle, Florence Parly, sur Europe 1 dimanche.

Europe 1
Par Paul Gogo, édité par Margaux Baralon