Nouvelle menace d’annexion américaine du Groenland : quels sont les scénarios possibles ?
Alors que le Danemark a dit à maintes reprises que son territoire n’était pas à vendre, le président des États-Unis Donald Trump maintient sa position et confirme ses rêves d'expansion territoriale. Ce vendredi, Donald Trump a signé une nouvelle frasque.
"On va faire quelque chose avec le Groenland, soit avec la manière douce, soit avec la manière forte", a déclaré Donald Trump ce vendredi. Alors que le Danemark a répété que son territoire n'était pas à vendre, le locataire de la Maison Blanche multiplie les provocations. Il affirme que plusieurs options sont sur la table, dont une intervention militaire.
"Je ne crois pas du tout à une intervention militaire"
Une annexion par la force, scénario possible certes, mais peu probable malgré les menaces répétées de Donald Trump comme l'analyse le géopolitologue Frédéric Encel : "Je ne crois pas du tout à une intervention militaire. Autant la tête du régime vénézuélien était considérée officiellement comme ennemie, autant bien évidemment le Danemark et l'Union européenne de manière générale, pas du tout. De toute façon les seuls soldats qui aujourd'hui se trouvent sur le Groenland, c'est déjà des soldats américains au titre de l'OTAN".
Face à la rhétorique belliqueuse de la Maison Blanche, les Européens – et le Danemark en tête – alertent sur un possible éclatement de l'OTAN en cas d'intervention militaire américaine. Alors comment est-ce que Donald Trump compte s'imposer sur le territoire arctique ? Peut-être avec un "deal" proposé directement au Groenland. Une façon de court-circuiter l'Union européenne. "Le piège, ce serait pour l'Europe de voir les États-Unis proposer et obtenir un accord mirifique sur le plan social, logistique, économique, beaucoup plus important que ce que le Danemark propose depuis des décennies au Groenland", explique Frédéric Encel.
L'administration Trump travaillerait déjà sur un projet d'accord en ce sens, dans lequel le Groenland confierait aux États-Unis les prérogatives de défense de son territoire ainsi qu'une partie de l'exploitation de ses ressources naturelles. Enfin, autre moyen de pression au Washington pourrait conditionner son soutien militaire à l'Ukraine à un recul des Européens sur la question du Groenland.