Publicité
Publicité

«Nous ne voulons pas être Américains», réaffirment les partis groenlandais face au rêve d'annexion de Donald Trump

Europe 1 . 1 min
Le drapeau groenlandais (Erfalasorput) flotte sur le toit du château de Tivoli à Copenhague, le 8 janvier 2026.
Le drapeau groenlandais (Erfalasorput) flotte sur le toit du château de Tivoli à Copenhague, le 8 janvier 2026. © Ida Marie Odgaard / Ritzau Scanpix / AFP

"Nous ne voulons pas être Américains", ont réaffirmé tard vendredi les partis groenlandais dans une déclaration commune, après que Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis emploierait "la manière douce" ou "la manière forte" pour acquérir l'immense île arctique.

"L'avenir du Groenland doit être décidé par le peuple groenlandais", ont assuré ce vendredi 9 janvier les dirigeants des cinq partis groenlandais représentés au Parlement local, en réponse à la nouvelle provocation de Donald Trump

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais", ont-ils écrit dans une déclaration commune. Quatre d'entre eux prennent part au gouvernement. Le parti d'opposition est lui favorable à une indépendance rapide du territoire autonome danois.

"On ne peut pas avoir la Russie ou la Chine occuper le Groenland"

Ce vendredi, Donald Trump a martelé que les Etats-Unis doivent prendre le contrôle du Groenland pour assurer leur propre sécurité face à Pékin et Moscou. "On ne peut pas avoir la Russie ou la Chine occuper le Groenland. C'est ce qu'ils vont faire, si on ne le fait pas. Donc on va faire quelque chose avec le Groenland, soit avec la manière douce, soit avec la manière forte", a-t-il lancé vendredi. Nuuk et Copenhague contestent en particulier cet argument.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Aucun autre pays ne peut s'en mêler. Nous devons décider nous-mêmes de l'avenir de notre pays, sans pression en faveur d'une décision hâtive, sans tergiversation ni ingérence d'autres pays", ont insisté les dirigeants des partis groenlandais. "Nous ne partageons pas cette idée selon laquelle le Groenland serait couvert d'investissements chinois", a dit plus tôt dans la semaine le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen. "Nous veillons sur le royaume", a-t-il insisté. 

Des tensions qui pourraient mettre en péril l'Otan

Depuis 1951, il existe un accord de défense entre les Etats-Unis et le Danemark et le Groenland qui donne quasiment carte blanche aux forces armées américaines sur le territoire groenlandais, si elles préviennent en amont les autorités locales.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Le Président américain a reconnu, dans un entretien au New York Times jeudi, qu'il lui faudrait peut-être choisir entre la préservation de l'intégrité de l'Otan ou le contrôle du territoire danois. Le Danemark - Groenland compris - est membre de l'Otan et une attaque américaine contre l'un des membres de l'Alliance signifierait "la fin de tout", a averti sa Première ministre Mette Frederiksen.