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Contestation en Iran : comment Israël encourage la chute du régime des mollahs

Frédéric Simon (correspondant en Israel) - Mis à jour le . 1 min
Israël-Iran : Benjamin Netanyahu annonce que l'État hébreu a «détruit la principale installation» du site nucléaire iranien de Natanz
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a vivement réagi après l'attaque terroriste de Sydney. AFP / © GPO / AFP

Acculé par le peuple iranien depuis plusieurs jours, le guide suprême de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, est également sous la pression des États-Unis et d'Israël, pour qui le vacillement de Téhéran suscite l'espoir. Car, le régime des mollahs n'a jamais caché son hostilité envers l'État hébreu.

Au 13ème jour de mobilisation contre le régime des mollahs, la répression se durcit. Des dizaines de personnes auraient été tuées par les Gardiens de la Révolution, bras armé du pouvoir, et ce malgré les mises en garde du président américain. En effet, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis frapperaient l'Iran avec force si le régime s'en prenait au peuple.
 

"On nous dit que la rue est transformée en champ de bataille, que les tanks sont de sortie et qu'on se prépare à aller sur une sorte de loi martiale. Des hospitaliers ont rapporté qu'il y aurait eu, rien que sur la ville de Machhad (deuxième ville la plus peuplée d'Iran et fief politique d'Ali Khamenei, ndlr), au moins 200 morts", rapporte un avocat, président de l'association Norouz, pour une nouvelle ère en Iran.

 
 
De son côté, l'État hébreu a validé un nouveau plan d'attaque contre Téhéran. Les Israéliens espèrent, sans réellement y croire pour l'heure, la chute du régime des mollahs, qui n'a jamais fait mystère de sa volonté de voir le pays rayé de la carte. 
 

Prudence d'Israël

L'empathie pour les manifestants iraniens est d'autant plus grande que les Israéliens ont conscience que le peuple iranien, contrairement à ses dirigeants, n'éprouve aucune hostilité à leur égard. Cela dit, la prudence est de mise. Benjamin Netanyahou a purement et simplement interdit à ses ministres de s'exprimer publiquement sur les événements en Iran. 
 
Lui-même s'est contenté en début de semaine d'exprimer l'identification de son gouvernement et de l'ensemble des Israéliens au combat des Iraniens pour la liberté et la justice. 
 
Depuis, aucune autre déclaration publique n'a eu lieu sur la contestation en Iran. Il s'agit de ne pas donner aux dirigeants iraniens de prétextes. Acculé et fragilisé, le régime des mollahs pourrait bien être tenté de détourner à la tension en provoquant une nouvelle confrontation armée avec Israël. 
 
Depuis la guerre de l'été dernier, Téhéran aurait redoublé d'efforts pour reconstituer son arsenal de missiles de longue portée. C'est ce qu'estiment les renseignements militaires. L'armée, notamment la défense antiaérienne, se prépare à toutes les éventualités.