Iran : Reza Pahlavi, le fils du dernier Shah, appelle les manifestant à «s'emparer des centres-villes»
La mobilisation se poursuit en Iran et elle prend de l'ampleur malgré une violente répression de la part du régime de Téhéran. Une répression vivement condamnée par l'Union européenne. C'est dans ce contexte que Reza Pahlavi, fils du Shah déchu et figure de l'opposition en exil, appelle les Iraniens à poursuivre la lutte.
Les manifestations massives se poursuivent et prennent même de l'ampleur partout en Iran. Et cela malgré une répression violente menée par les Gardiens de la Révolution, bras armé du régime des mollahs. Une répression condamnée par l'Union européenne, par la voix d'Ursula von der Leyen.
"Se préparer à s'emparer des centres-villes et à les contrôler"
Et depuis le début de la mobilisation, Reza Pahlavi, fils du Shah déchu, qui vit en exil aux États-Unis, donne ses consignes ou en tout cas ses recommandations souvent très suivies dans les rangs des manifestants. Ce samedi matin, c'est un appel à la grève nationale qu'il a lancé dans un message publié sur X, tout en exhortant à une mobilisation toujours plus forte.
"Notre objectif n'est plus seulement de manifester dans la rue mais de se préparer à s'emparer des centres-villes et à les contrôler". Prendre les centres-villes dans une stratégie de blocus pour contrer la répression menée notamment par les Gardiens de la Révolution et la milice civile.
C'est dans ce contexte que Donald Trump menace l'Iran d'une riposte sévère en cas de répression sanglante. Des menaces américaines contre-productives, selon l'activiste en exil, Sara Safari, membre de l'association Femme Azadi : "La seule chose dont les Iraniens ne veulent pas, c'est une intervention militaire parce qu'on nous l'a démontré pendant la guerre des 12 jours au mois de juin. À partir du moment où ils savent qu'ils peuvent avoir des bombes, même chirurgicales, c'est très compliqué pour les Iraniens de sortir et de continuer de manifester".
Les informations qui parviennent d'Iran restent parcellaires alors qu'internet est toujours coupé dans le pays depuis jeudi soir. On sait tout de même que des milliers de personnes étaient rassemblées dans les rues de Téhéran ce samedi soir. Des manifestants ont incendié un bâtiment du gouvernement à Karaj, quatrième ville du pays et l'une de celles où la contestation est la plus forte.