Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Iran : qui est Reza Pahlavi, cet opposant pressenti pour arriver au pouvoir en cas de chute des Mollahs ?

Reza Pahlavi est vu par beaucoup comme l'homme qui pourrait reprendre l'Iran en cas de chute du régime des Mollahs.
Les manifestations contre la vie chère et le régime des Mollahs se poursuivent en Iran, malgré la répression sanglante orchestrée par Téhéran. Et alors que la république Islamique se dit prête à négocier, notamment les états-Unis, certains exilés se prennent à rêver de voir le fils du Shah iranien, Reza Pahlavi, revenir au pouvoir. Mais d'autres le soupçonnent d'être téléguidé par Israël.

La situation en Iran est-elle sur le point de basculer ? Après plusieurs manifestations à travers le pays d'abord contre la vie chère, puis plus largement contre le régime des Mollahs, la répression sanglante du régime pourrait précipiter les événements

En parallèle des menaces de Donald Trump, qui se dit prêt à frapper le pays, le fils de l'ancien shah d'Iran, Reza Pahlavi, demande aux forces de sécurité iranienne de rejoindre les manifestants. "Et si vous ne le faites pas, vous vous rendrez complice des meurtriers du peuple et porterez la honte éternelle de la nation", insiste-t-il sur la plateforme X. 

Deux pays proches avant la révolution islamique

L'opposant politique est vu par certains comme l'homme prêt à endosser le costume de l'homme providentiel. Pourtant, d'autres le soupçonnent d'être téléguidé par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. 

Avant la révolution islamique, en 1979, l'Iran et Israël entretenaient d'excellentes relations. Les deux pays étaient alors confrontés à l'hostilité de la plupart des pays du monde arabe. Depuis, Reza Pahlavi est resté fidèle à cet héritage, le fils du shah n'ayant jamais fait mystère de sa proximité avec l'État hébreu. 

Des campagnes déjà lancées par les renseignements israéliens

Au printemps 2023, il s'était rendu en Israël où il avait rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahou. L'objectif de cette visite selon ses propres termes : "Rétablir les relations historiques entre les deux pays". Un soutien qui s'est confirmé au cours de la guerre des 12 jours qui avait opposé Israël au régime des Mollahs. En juin dernier, l'héritier du Shah d'Iran avait qualifié les bombardements israéliens et américains de "véritables opportunités de nature à précipiter la chute du régime". "Ce n'est plus qu'une question de temps", avait-il alors affirmé. Son épouse, Yasmine, avait, de son côté, été jusqu'à encourager Israël à poursuivre ses frappes sur ses réseaux sociaux. 

Les dirigeants israéliens verraient donc d'un très bon œil Reza Pahlavi jouer un rôle de premier plan si la république islamiste venait à chuter. En octobre dernier, le journal israélien Haaretz révélait qu'une campagne en langue perse valorisant l'image publique du fils du Shah dans la population iranienne avait été menée par des renseignements israéliens.