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Nina Droff, édité par Thibault Nadal
L'Insee a dévoilé ce jeudi matin les chiffres de l'inflation en France, qui accélère encore, à 4,5% sur un an en mars. Une hausse qui a des conséquences sur le prix de certains aliments, et qui obligent les clients à s'adapter comme l'a constaté notre journaliste sur un marché du 18e arrondissement de Paris.
REPORTAGE

L'une des grandes préoccupations des Français, c'est le pouvoir d'achat. On l'apprenait ce jeudi, le SMIC devrait atteindre 1.300 euros net dès le 1er mai. Il s'agit de la troisième revalorisation en sept mois. En fait, le salaire minimum va augmenter mécaniquement, tout simplement à cause de la hausse de l'inflation, + 4,5% en mars sur un an. C'est du jamais vu depuis 1985. Le secteur le plus touché après l'énergie, c'est l'alimentation et en particulier les produits frais, avec une hausse estimée à plus 7,2% sur un an. 

Le poisson parmi les aliments les plus chers

Devant l'étal des fruits et légumes de ce marché du 18e arrondissement de Paris, les clients sont unanimes. Ils ont tous ont vu les prix des produits frais augmenter ces derniers mois. "Moi, je me nourris beaucoup avec des légumes frais et c'est plus cher", constate l'un d'eux au micro d'Europe 1. "Chaque fois que j'achète du poisson, je trouve ça excessivement cher", ajoute une femme. "Ce qui augmente surtout, ce sont les bananes et les pommes. Là, par exemple, j'en ai pour 37 euros de légumes frais", précise enfin un autre client.

Pour éviter que la note soit trop salée, Laurent et Jean-Jacques ont fait le choix d'adapter leur consommation. "J'en prends moins et je fais attention. Je regarde plus quand il y a des restes désormais", explique le premier. Un constat partagé par le second qui "mange moins de poisson". "J'essaie de le manger doucement et de moins gaspiller notamment. Mais c'est vrai que ce n'est pas évident, il va falloir faire attention".

Des commerçants dans une situation délicate

Une hausse des prix difficile à vivre pour les commerçants, souvent obligés de se justifier face aux clients mécontents. "Courgette, poivrons, ça augmente de deux euros à peu près par rapport au prix d'avant. Quand les personnes nous demandent pourquoi ça augmente, on leur explique. Dans l'ensemble, ils comprennent et il faut s'adapter", explique-t-il. Mais les explications ne suffisent pas, toujours selon lui, plusieurs habitués ne reviennent plus face au prix trop élevé.