Coronavirus : une majorité de cadres subissent un surplus de travail

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Selon un sondage ViaVoice pour l’UGICT, qu’Europe 1 vous révèle lundi matin, plus de six cadres sur dix affirment avoir fait face à un alourdissement de leur charge de travail depuis le début de la crise sanitaire, puis économique, liée au coronavirus.
INFO EUROPE 1

Ils ont souvent été en première ligne dans les entreprises pour réorganiser le travail quand la crise sanitaire a surgi. Les cadres font partie des catégories socio-professionnelles qui ont payé un certain tribut à la crise liée à l’épidémie de coronavirus. Selon un sondage ViaVoice pour l’UGICT (la branche cadre de la CGT) et le cabinet d’expertise sociale Secafi, réalisée auprès de 1.000 professionnels en octobre, les cadres considèrent que leur charge de travail s’est alourdie.

Selon cette étude, qu’Europe 1 vous révèle lundi matin, l’impréparation face à l’arrivée soudaine de la première vague de l‘épidémie, qui a notamment entraîné le premier confinement du printemps a eu des conséquences directes sur le travail des cadres.  La conséquence apparaît clairement dans l’enquête ViaVoice publiée ce matin : 61% des cadres considèrent que leur charge de travail a augmenté cette année par rapport à l’année dernière.

Un pessimisme en hausse

Avec, pour un grand nombre d’entre eux (39%, soit 4 sur 10), des horaires qui ont dépassé 45 heures par semaine. Ils sont même 6 sur 10 (59%) à reconnaitre qu’ils ont dû travailler pendant leurs jours de repos. Et la reconnaissance salariale n’a pas suivi, disent 61% des cadres. Un sentiment en hausse de 6 points par rapport à l’année dernière. Le sentiment est plus marqué chez les femmes que chez les hommes. Il est plus marqué aussi dans la fonction publique que dans le secteur privé.

L’autre gros enseignement de cette enquête, c’est le fait que les cadres sont de plus en plus nombreux à avoir le moral en berne : 69% pensent que leur évolution professionnelle sera nulle, voire négative, dans les années qui viennent. C’est quatre points de plus que l’an dernier.

Europe 1
Par Olivier Samain, édité par Rémi Duchemin