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Mercosur : qui sont les gagnants et les perdants de la signature de l'accord ?

Barthélémy Philippe - Mis à jour le . 1 min

L'accord entre le Mercosur et l'Union européenne doit être signé ce lundi 12 janvier, actant la création de la plus grande zone de libre-échange au monde, 720 millions d'habitants. Très impopulaire en France, le traité est pourtant loin de la caricature qui en est faite. Certaines filières agricoles ont de bonnes raisons de s'inquiéter, mais d'autres pans de l'économie vont bénéficier du Mercosur.

Vendredi dernier, une majorité de pays de l'Union européenne a voté en faveur de l'accord de la création de la plus grande zone de libre-échange au monde avec un marché de 720 millions d'habitants. Très impopulaire en France, ce traité va faire des gagnants et des perdants. 

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"Les secteurs industriels européens sont heureux de l'accord"

Dans le secteur agricole, la filière des vins et celle des produits laitiers sont les deux principales bénéficiaires de la baisse des droits de douane. À l'inverse, les filières de la viande bovine, de la volaille ou du sucre craignent logiquement la concurrence accrue des produits sud-américains. 

Au total, le traité est sans doute plus avantageux pour les filières agricoles des pays du Mercosur. Mais l'Europe est largement gagnante en ce qui concerne l'industrie, comme l'explique l'économiste Éric Dor. "On prend ici un accord commercial entre une Europe plutôt industrialisée et une zone qui est plutôt exportatrice de produits agricoles, il est assez évident que ce sont davantage les secteurs industriels européens qui sont heureux de l'accord. Là-bas par contre, les secteurs agricoles étaient heureux d'augmenter leurs débouchés en UE", a déclaré Éric Dor au micro d'Europe 1. 

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Grâce au traité, la France va renforcer ses exportations dans plusieurs secteurs clés : la chimie, l'aéronautique, le luxe ou les cosmétiques. Actuellement, la France dégage déjà un excédent commercial dans ses échanges avec les pays du Mercosur. Excédent qui s'est élevé à un peu plus d'1,5 milliard d'euros en 2024 et qui pourrait donc augmenter grâce au traité.