Coronavirus : PSA entend fabriquer "300" pièces de respirateurs par jour

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Le constructeur automobile a ouvert dans son usine de Poissy un atelier destiné à soutenir la fabrication de respirateurs. 2:00
Le constructeur automobile a ouvert dans son usine de Poissy un atelier destiné à soutenir la fabrication de respirateurs. © Éric Piermont, AFP
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Invité d'Europe 1, Yann Vincent, le directeur industriel de PSA, a expliqué que le constructeur automobile avait mis en place dans ses locaux de Poissy un atelier destiné à soutenir le groupe Air Liquide pour la fabrication de respirateurs, et ce afin d'équiper d'ici la mi-mai les hôpitaux de 10.000 unités.
INTERVIEW

Quatre grands groupes industriels vont s’associer pour fabriquer d’ici à la mi-mai 10.000 respirateurs pour aider les hôpitaux à faire face à la crise sanitaire déclenchée par le nouveau coronavirus. Parmi eux, on retrouve Air Liquide, Schneider Electric, Valeo et le constructeur automobile PSA. "Nous avons commencé à installer un atelier dans notre usine de Poissy", a expliqué mardi, au micro d’Europe 1 Yann Vincent, le directeur industriel de PSA. Cet atelier produira des "blocs mécaniques" qui seront ensuite envoyés à Air Liquide pour être assemblés et devenir des respirateurs. "On doit pouvoir monter jusqu’à 300 blocs mécaniques par jour."

 

Le constructeur va devoir s'adapter rapidement pour relever ce défi, puisqu'il ne dispose pas, à ce jour, des compétences nécessaires pour fabriquer ce type de matériel. "Nous allons envoyer nos salariés volontaires pour travailler dans cet atelier chez Air Liquide afin qu’ils se forment, et que nous soyons, dès la semaine prochaine, en capacités de produire ces blocs mécaniques", indique Yann Vincent.

L’atelier mis en place par PSA comptera une cinquantaine de salariés. "Nous allons aussi aider Air Liquide en mettant à disposition de leur usine d’Antony des salariés, une cinquantaine, pour qu’ils puissent augmenter leurs capacités de production", précise encore Yann Vincent.

 

Garantir la protection des salariés

Le constructeur a dû définir des mesures de protection spécifiques pour limiter le risque de contagion au Covid-19. "On a mis en place des mesures de sécurité extrêmement renforcées qui permettent de garantir à chacun qu’il sera protégé", assure-t-il. "Avant que cet atelier ne commence à fonctionner les syndicats seront invités à s’assurer que tout ce qui a été mis en place est protecteur."

Une manière aussi de préparer la reprise, lorsque le confinement sera enfin levé. "Ces mesures seront nécessaires le jour où nous redémarrerons la production de véhicules", conclut Yann Vincent.