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Elise Denjean, édité par Laura Laplaud
Le variant Omicron va-t-il remplacer le variant Delta ? Depuis lundi, un nouveau protocole sanitaire dans les entreprises est entré en vigueur. Parmi les obligations, celle d'éviter les moments de convivialité. Et à l'approche des fêtes de fin d'année, c'est une recommandation qui a du mal à passer auprès des salariés.

Fini les pots, les dîners et autres festivités de fin d'année. Pour faire face à la cinquième vague de coronavirus que la France subit depuis plusieurs semaines, un nouveau protocole sanitaire est entré en vigueur dans les entreprises lundi. Une mauvaise nouvelle pour celles qui souhaitaient que leurs salariés puissent enfin passer un moment de convivialité.

Un maintien coûte que coûte des moments festifs

Les professions de l'hôtellerie-restauration le confirment : les annulations commencent à tomber. Au Crédit Mutuel, il n'y aura finalement pas de fêtes de fin d'année. Chez PWC, on y réfléchit. Mais pour le moment, ces annulations restent limitées, les entreprises souhaitant maintenir coûte que coûte ces événements comme l'explique Zahir Mechkour, président de l'Association nationale des comités sociaux et économiques. "Il faut conserver tant que faire se peut les événements programmés car il n'y a rien eu l'an dernier, ni arbre de Noël, ni festivités", concède-t-il.

L'arbre de Noël, un rituel d'entreprise

L'arbre de Noël est un rituel dans la vie d'une entreprise. "Ça fait un peu beaucoup d'imaginer deux années de suite sans rien... Donc pour le moment, tant qu'on n'a pas d'annulations de la part des fournisseurs, et je pense qu'eux aussi attendent que ça leur soit imposé, personne n'a envie d'annuler. On a envie d'organiser les choses avec les mesures barrière mais on n'a pas envie d'annuler", souffle-t-il.

Une entreprise d'événementiel spécialisée dans l'organisation d'arbres de Noël confiait qu'elle n'enregistrait plus aucune nouvelle demande. Parmi les autres mesures de ce nouveau protocole sanitaire en entreprises : respecter une distance de deux mètres à table et pendant les réunions, ne pas manger face-à-face. L'Unimev, l'Union française des métiers de l'événement, prévoit de se réunir mardi dans l'après-midi pour faire le point sur la situation.