Attaque de Villeurbanne : "j'ai croisé son regard et on voyait que c'était un fou"

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L'attaque a fait un mort et huit blessés, samedi à Villeurbanne, près de Lyon. 0:40
L'attaque a fait un mort et huit blessés, samedi à Villeurbanne, près de Lyon. © AFP
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Europe 1 a recueilli le témoignage d'Alexandre, présent sur l'esplanade de la sortie du métro Laurent-Bonnevay de Villeurbanne samedi, au moment de l'attaque qui a fait un mort et huit blessés. 
TÉMOIGNAGE

Le principal suspect tient des propos "incohérents" en garde à vue, 24 heures après l'attaque mortelle de Villeurbanne, a indiqué samedi le procureur de Lyon. Alors que la piste terroriste n'est pas privilégiée à ce stade, les motivations de l'homme qui a tué une personne et en a blessé huit autres à l'arme blanche demeurent floues. Les circonstances de l'agression, elles, se précisent. Europe 1 a recueilli le témoignage d'Alexandre, qui a filmé une partie de la scène.  

Alexandre sortait de la station de métro Laurent-Bonnevay, sur l'esplanade où se sont produits les faits, samedi vers 16h30. "Il y a un jeune qui est venu vers moi et qui m'a dit : 'monsieur il faut partir, il y a quelqu'un qui a un couteau'", raconte-t-il. "Ça courait dans tous les sens, j'ai commencé à me déplacer. Je me suis mis à l'abri, au-dessus, et là j'ai vu le suspect qui courrait avec la main en sang, et quelque chose dans la main. Il était poursuivi par deux personnes."

"Certains voulaient le lyncher, d'autres le protégeaient"

"J'ai filmé l'instant où le suspect était assis devant l'ascenseur", poursuit Alexandre. "Lui a les mains en sang, il y a une personne qui est blessée au cou. Autour, il y avait pas mal de gens qui semblaient le 'contenir', on va dire. Il y en avait certains qui lui en voulaient, qui voulaient le lyncher, d'autres qui le protégeaient, c'était assez tendu. Ils essayaient de se protéger de lui et en même temps de protéger les autres pour éviter qu'il ne recommence..."

"J'ai croisé son regard et on voyait que c'était un fou", témoigne encore le jeune homme. "C'était un regard noir, j'avais l'impression qu'il avait envie de foncer sur moi.... On ne mesure pas ce qui se passe sur le coup. J'ai eu beaucoup de chance, en fait."

Europe 1
Par Théo Maneval, édité par Margaux Lannuzel