Covid-19 : Attal admet des "erreurs" de l'exécutif

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Gabriel Attal a fait un mea-culpa mercredi après le Conseil des ministres.
Gabriel Attal a fait un mea-culpa mercredi après le Conseil des ministres. © Ludovic MARIN / AFP
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Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a admis mercredi des "erreurs" de l'exécutif dans la gestion de la pandémie. Il est notamment revenu sur la volte-face au sujet de l'attestation que le gouvernement voulait mettre en place pour les sorties limitées à 10 km autour du domicile dans les départements confinés. 

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a admis mercredi des "erreurs" dans la gestion de l'épidémie, comme sur l'attestation pour les déplacements, en réponse à une question sur le refus par Emmanuel Macron de tout "mea culpa" pour avoir décidé fin janvier de ne pas reconfiner. Le président doit s'exprimer mercredi soir à la télévision pour annoncer de nouvelles mesures destinées à freiner l'épidémie de Covid-19, qui s'aggrave. Jeudi, il avait estimé avoir "eu raison de ne pas reconfiner la France" fin janvier.

"On a toujours regardé avec lucidité et humilité la gestion de cette épidémie. Il y a des choses qui ont été réussies. Il y a des points qui l'ont moins été. Il y a eu des erreurs probablement. Je crois que l'important, c'est de le reconnaître", a déclaré le représentant du gouvernement interrogé à ce sujet à l'issue du conseil des ministres.

 

L'épisode de l'attestation 

"Il y a quelques jours ou quelques semaines, dans l'épisode autour de l'attestation, on sait reconnaître quand il y a des choses qui ne vont pas", a-t-il ajouté, en référence à l'attestation que le gouvernement voulait mettre en place pour les sorties limitées à 10 kilomètres autour de chez soi, dans les 19 départements confinés. Critiquée pour sa complexité, cette attestation avait été aussitôt simplifiée. Elle n'est finalement nécessaire que pour les déplacements durant le couvre-feu (de 19H jusqu'à 6H), et pour ceux qui dépassent les 10 km.

Gabriel Attal a rappelé que la pandémie était "un drame mondial" et que "ce que recherchent la France, (...) et tous les pays du monde, c'est à limiter au maximum (son) impact. L'impact sanitaire évidemment, mais aussi l'impact sur le moral de nos compatriotes, l'impact sur l'éducation de nos enfants, l'impact sur l'activité économique".

 

 

Il a fait valoir "la cohérence" de l'action du gouvernement depuis un an, "le fait d'avoir refusé depuis le début de cette crise de mettre notre hôpital en situation de trier les malades, le fait de continuer à accélérer notre campagne de vaccination, qui nous permet d'avoir une lumière au bout du tunnel".