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«Ce serait un scandale colossal» : les députés UDR craignent une suppression de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public

Mayalène Trémolet . 1 min
La commission de l'audiovisuel public va-t-elle reprendre ses travaux ou être enterrée ?
La commission de l'audiovisuel public va-t-elle reprendre ses travaux ou être enterrée ? Adnan Farzat / NurPhoto / NurPhoto via AFP / © Adnan Farzat / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Suspendue avant les vacances parlementaires, la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public pourrait reprendre ses travaux. Une réunion cruciale est organisée ce mardi à 16 heures à l’Assemblée nationale pour décider de son avenir.

La commission d’enquête parlementaire sur la neutralité de l’audiovisuel public est-elle sur le point de sortir de l’impasse ? Une réunion est prévue ce mardi 6 janvier à 16 heures à l’Assemblée nationale afin de trancher sur la poursuite des travaux, suspendus avant les vacances à l’initiative de son président.

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Depuis cette suspension, toutes les convocations sont à l’arrêt. Mais selon plusieurs sources parlementaires, les auditions pourraient reprendre à l’issue de cette réunion, dont l’objectif est de clarifier le cadre des débats et d’éviter toute instrumentalisation politique.

Le président de la commission, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, a insisté sur la philosophie des travaux engagés. "Le sujet n’est pas de mettre en place une police de la pensée mais de revenir sur le cadre indispensable à la tenue des débats", a expliqué l’élu Horizons. Il a rappelé qu’une démission de l’ensemble du bureau entraînerait automatiquement la fin de la commission et de ses investigations sur le service public de l’audiovisuel.

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"Ce serait un scandale colossal"

Dans l’entourage de Éric Ciotti, le ton est plus confiant. Plusieurs cadres de l’UDR ont espéré une reprise rapide des auditions, dès la semaine prochaine. "Dans le cas contraire, si les travaux étaient enterrés, ce serait un scandale colossal", prévient l’un d’eux. Un autre dénonce un système "décidé à mettre la poussière sous le tapis" et accuse France Télévisions de transmettre "au compte-gouttes" les documents demandés par la commission.

De son côté, le rapporteur Charles Alloncle a alerté sur l’urgence du calendrier. Les députés disposent de six mois, pas un de plus, pour mener leurs investigations, notamment sur la question de l’hyperconcentration des contrats de production. Parmi les auditions à venir, plusieurs noms très attendus figurent sur la liste : Léa Salamé, Hugo Clément, mais aussi l’ancien président de la République François Hollande.