Venezuela : Mathilde Panot accuse Emmanuel Macron de s'être «couché» face à Donald Trump
Bien qu'il ait affirmé désavouer la "méthode" employée par Donald Trump pour renverser Nicolas Maduro, au Venezuela, Emmanuel Macron a été vivement critiqué par plusieurs députés à l'Assemblée. Du Parti communiste à LFI, en passant par le Parti socialiste...
Après les propos polémiques d'Emmanuel Macron, suite à la capture de Nicolas Maduro en fin de semaine dernière par les Etats-Unis, les réactions ont fusé à l'Assemblée. Pour rappel, le président de la République avait d'abord estimé que le peuple vénézuélien ne pouvait que se "réjouir" de la fin de la "dictature Maduro", avant de tempérer et d'assurer que la France "n'approuvait pas la méthode" employée pour renverser le dirigeant vénézuélien.
Le Parti communiste a dénoncé "une insulte à notre histoire et une humiliation pour la France". Le socialiste Olivier Faure a de son côté demandé au chef de l'Etat de stopper ce retour à "une logique coloniale", mais la charge la plus violente est venue de la France insoumise, par la voix de Mathilde Panot.
Lecornu dénonce un double discours de la part de LFI
"Emmanuel Macron nous fait honte. Ni condamnation, ni mention de l'agresseur. Jusqu'où le président abaissera-t-il la France ? Pourquoi s'est-il couché devant Donald Trump en refusant de défendre le droit international ? Pourquoi défendre l'OTAN au service d'un État qui nous menace et nous rançonne ?", s'insurge la présidente du groupe LFI à l’Assemblée.
En face, la réponse de Sébastien Lecornu est immédiate. Le Premier ministre dénonce "le double discours" de la France insoumise. "La police vénézélienne pratique la torture, la détention sans raison, aucune séparation des pouvoirs. Pardon, on ne peut pas d'un côté dire que la police de la République, ici en France, tue, dire ici que nous ne sommes pas en démocratie et ne pas voir que le régime de Nicolas Maduro était une dictature", rappelle ce dernier.
Un absent dans ce débat, c'est le Rassemblement national. Bien qu'opposées à Nicolas Maduro, les troupes de Marine Le Pen ne veulent pas être assimilées à Donald Trump et préfèrent (pour l'instant) rester silencieuses.