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Accord UE-Mercosur : «Aujourd'hui, il n'est pas signable», juge David Lisnard

Europe 1 - Mis à jour le . 1 min

Tout proche de signer l'accord commercial avec le Mercosur, la Commission européenne va tenter une ultime fois de répondre à la colère des agriculteurs lors d'une réunion ministérielle mercredi à Bruxelles. Mais pour David Lisnard, maire LR de Cannes et invité de La Grande interview, cet accord "n'est pas signable" aujourd'hui.

"Le Mercosur, c’est exaspérant". Invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi, David Lisnard, maire LR de Cannes, s’est opposé à cet accord de libre-échange entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Le président de l’association des maires de France assure même qu’il "n’est pas signable" aujourd'hui alors que la Commission européenne va tenter une ultime fois de répondre à la colère des agriculteurs lors d'une réunion ministérielle ce mercredi à Bruxelles.

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"On ne peut pas sacrifier nos éleveurs"

"Aujourd’hui, il n’est pas signable car on ne peut pas sacrifier nos éleveurs. Ce qui est dommage, c'est qu'on va accepter un accord global en vertu d'une doctrine européenne obsolète. L'obsolescence de la Commission européenne qui ne veut signer que des accords globaux dans lesquels la France est toujours la variable d'ajustement et au sein de la France, les éleveurs. C'est systématiquement le cas. Ça, ce n'est pas acceptable", dénonce-t-il.

"Il faut sortir du Mercosur des dispositions inacceptables qui consistent à dire qu'on n'a pas le droit en France d'élever notre bétail d'une certaine façon mais en revanche, on se verrait imposer de l'importation de viandes élevées avec des substances non autorisées", ajoute David Lisnard.

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Le maire de Cannes estime que "le Mercosur cache l’arbre encore plus inacceptable de toutes les surtranspositions françaises". "Nos agriculteurs en France ont plus de contraintes que les autres agriculteurs européens. Les Hollandais, Italiens, Espagnols et Allemands sont moins contraints que les Français car leur État ne surtransposent pas les interdictions de production", déplore-t-il. Selon David Lisnard, "il y a plus de substances interdites en France que décidées par l’Europe".