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Accord UE-Mercosur : Sébastien Lecornu tente de rassurer les agriculteurs

Jacques Serais - Mis à jour le . 1 min
Le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit ce mardi la FNSEA.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit ce mardi la FNSEA. AFP / © Tom Nicholson / ANADOLU / Anadolu via AFP

Départ de convois pour Paris, rassemblement devant des préfectures, contrôles sauvages de marchandises... Les actions des agriculteurs diffèrent ce mardi selon les syndicats, dont deux - la puissante FNSEA et la Confédération paysanne - sont reçus à Matignon en fin d'après-midi. L'objectif pour Sébastien Lecornu : calmer la colère agricole.

La Coordination rurale maintient son appel à monter à Paris en tracteur malgré l'interdiction des autorités. Leurs représentants ont pourtant été reçus lundi à Matignon par Sébastien Lecornu, mais sans succès. Pour le Premier ministre, qui recevra ce mardi la FNSEA, l’objectif reste le même, calmer la colère.

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Un Emmanuel Macron esseulé ?

Le chef du gouvernement tente de rassurer les agriculteurs, mais à Bruxelles, la Commission européenne accélère et fait savoir qu'elle est "sur la bonne route" pour signer l'accord commercial avec les pays du Mercosur. Mercredi, les ministres de l'Agriculture de l'Union européenne vont se réunir et un vote des États membres pourrait avoir lieu vendredi.

Le traité de libre-échange avec l'Amérique latine serait alors définitivement approuvé. La semaine prochaine, un déplacement d'Ursula von der Leyen est envisagé lundi 12 janvier au Paraguay. Une perspective de plus en plus crédible dans la mesure où l'Italie a décidé de soutenir la finalisation de l'accord, après la proposition de Bruxelles de débloquer de façon anticipée 45 milliards d’euros dès 2028 pour soutenir le secteur agricole.

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Sans Giorgia Meloni, Emmanuel Macron se retrouve esseulé avec la Hongrie et la Pologne. Et il n'est plus en mesure de former une minorité de blocage. D'où l'opération déminage tentée par le Premier ministre avec l'annonce de la suspension de certaines importations contenant des pesticides interdits en Europe et la promesse d'un budget de la PAC maintenu. Des mesures pourtant là aussi conditionnées à l’aval de Bruxelles.