Meurtres dans la Drôme et l'Ardèche : deux lettres d'adieu retrouvées au domicile du suspect

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Gabriel Fortin, ingénieur sans emploi de 45 ans, a été mis en examen samedi pour assassinats et placé en détention provisoire.
Gabriel Fortin, ingénieur sans emploi de 45 ans, a été mis en examen samedi pour assassinats et placé en détention provisoire. © PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Les enquêteurs continuent de se pencher sur le périple meurtrier de l'homme soupçonné de trois meurtres entre la Drôme, l'Ardèche et l'Alsace. A l'occasion d'un perquisition, ils ont découvert des courriers s'apparentant à des lettres d'adieu. Le suspect avait probablement l'intention de mettre fin à ses jours.

Deux lettres d'adieu ont été découvertes à l'occasion de perquisitions au domicile nancéien de Gabriel Fortin, meurtrier présumé d'une DRH et d'une employée de Pôle Emploi dans la Drôme et l'Ardèche, a-t-on appris dimanche de source policière, confirmant une information du Journal du Dimanche. Ces deux courriers ont été découverts par la police judiciaire de Nancy au cours de perquisitions réalisées jeudi, sur délégation de la PJ de Lyon.

Les lettres sont adressées "à des proches", notamment à la mère du suspect, à précisé cette source. "La teneur" des écrits permet de "déduire" une volonté de l'auteur de mettre fin à ses jours. Gabriel Fortin, ingénieur sans emploi de 45 ans, jusqu'alors inconnu des services judiciaires, a été mis en examen samedi pour assassinats et placé en détention provisoire.

Un lien avec le meurtre du Haut-Rhin ?

Il a froidement abattu jeudi une employée de l'agence Pôle Emploi de Valence, avant de poursuivre son parcours sanglant à quelques kilomètres de là, à Guilherand-Granges, dans l'Ardèche, où il a tué la DRH de l'entreprise Faun, dont il avait été licencié en 2010. Il a ensuite été arrêté par la police alors qu'il tentait de fuir au volant de sa voiture.

Selon une source proche de l'enquête, les policiers ont également établi un lien entre ces faits et le meurtre survenu mardi d'une responsable des ressources humaines de l'entreprise Knauf à Wolfgantzen, dans le Haut-Rhin, et l'attaque à main armée, le même jour à Wattwiller, dans le Haut-Rhin également, d'un homme, DRH chez General Electric. Ce lien n'a cependant pas encore été confirmé par le procureur de la République de Valence, Alex Perrin, ni par ses homologues de Mulhouse et Colmar. "Une expertise balistique va être menée et permettra peut-être de le confirmer", avait annoncé vendredi à l'AFP la procureur de Colmar, Catherine Sorita-Minard.