Confinement : face au succès du pain maison, la levure vaut de l'or

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Après plus d'un mois de confinement, et encore trois semaines de pain maison à venir, la demande en levure explose. © Webandi / Pixabay
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Confinés, les Français ont tout le temps de cuisiner. Aliment phare de leur alimentation, le pain ne fait pas exception et ils sont de plus en plus nombreux à adopter le pain maison. Conséquence : la demande de levure explose. Dans la seule usine française de levure fraîche, à Strasbourg, les machines tournent à plein régime, 7 jours sur 7, et 24 heures sur 24.
REPORTAGE

Le pain maison aura été l'une des principales lubies des Français confinés. Après plus d'un mois de confinement lié à la crise du coronavirus, la levure est parmi les produits les plus prisés et la demande croît aussi vite que le pétrissage maison s'attire de convertis.

"Je suis rentrée dans le magasin, et en face de moi, une devanture pleine de cette levure fraîche", raconte Chantal, strasbourgeoise, au micro d'Europe 1. "En général j'ai envie de faire moi-même mon pain, mes brioches, ma pâte à pizza", raconte-t-elle. Pour les adeptes du fait-maison, comme elle, le confinement est une aubaine. "En ce moment j'ai le temps, donc je cuisine avec mes enfants".

À l'usine, "on est en 7/7, 24/24"

Conséquence de cet engouement, la demande en levure va crescendo et il faut pouvoir y répondre. "On est en sept jours sur sept, 24 heures sur 24 sur l'ensemble de l'usine", affirme Lionel Joly, patron de l'usine Fala à Strasbourg, unique usine française de levure fraîche sur le territoire français.

"Nos fameux petits cubes de 42 g pour la ménagère ont vu le marché exploser", ajoute-t-il, évoquant des demandes de la part des supermarchés multipliées par trois, quatre, voire cinq.

Les boulangeries, délaissées

Les Français se découvrent des talents de boulangers et autre conséquence à cela, la production de levure gros format destinée à l'industrie et la restauration s'effondre. Une baisse de 40% est constatée. Les boulangers, les vrais, pâtissent aussi de cet engouement. Délaissées par les clients, les boulangeries connaissent, elles, une baisse de 25% de leur production.

Europe 1
Par Arthur Helmbacher, édité par Pauline Rouquette