Coronavirus : 19.323 morts en France, nouvelle baisse des hospitalisations

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La France a dépassé les 19.000 morts, samedi, avec en revanche une nouvelle baisse des hospitalisations.
La France a dépassé les 19.000 morts, samedi, avec en revanche une nouvelle baisse des hospitalisations. © AFP
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Au total, 19.323 personnes sont mortes du coronavirus en France depuis le début du mois de mars, selon un dernier bilan annoncé samedi, qui fait aussi état d'une nouvelle baisse des hospitalisations. La population vit son cinquième week-end de confinement, à la veille d'une conférence de presse du Premier ministre. Suivez l'évolution de la situation en direct.
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Selon le dernier bilan dressé par les autorités, samedi soir, le nombre de morts du coronavirus continue d'augmenter, avec 19.323 victimes recensées, soit 642 de plus que vendredi. Cependant, le nombre de personnes hospitalisées a baissé pour un troisième jour consécutif, signe que la première vague de Covid-19 a atteint un "plateau" dans notre pays. Suivez l'évolution de la situation en direct.

Les principales informations à retenir :

  • En France, l'épidémie de coronavirus a fait 19.323 morts, hospitalisations et réanimations en baisse
  • Les règles sont assouplies pour certaines professions, comme les kinés qui pourront exercer à distance 
  • Un bilan définitif fait état de 1.046 contaminations sur le porte-avions Charles-de-Gaulle
  • Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a annoncé vouloir un "plan spécifique" d'aide à la viticulture 
  • Au moins 150.000 personnes sont mortes dans le monde, l'Espagne a franchi le cap des 20.000 décès

Plus de 19.300 morts en France, nouvelle baisse des réanimations

Le nombre de personnes décédées du coronavirus était de 19.323 samedi, soit 642 décès de plus que vendredi. Le nombre de patients hospitalisés pour une infection au Covid-19 s'élevait samedi à 30.639, avec un solde en baisse de 551. Parmi ceux-ci, 5.833 patients dans un état grave étaient hospitalisés en réanimation, avec un solde négatif de 194 par rapport à vendredi.

Un total de 11.842 décès a été enregistré dans les hôpitaux (+364) et 7.481 (+278) dans les maisons de retraite médicalisées (Ehpad) et autres établissements médico-sociaux, a précisé la DGS dans un communiqué.

"La baisse des besoins en matériel et en ressources humaines en réanimation se confirme, mais nous sommes toujours à un niveau exceptionnel, très supérieur au maximum habituel en France", qui comptait environ 5.000 lits de réanimation avant le déclenchement de l'épidémie, souligne la DGS.

Une amélioration visible dans l'Est de la France

Signe encourageant de la relative accalmie, une partie de l'hôpital de campagne des armées déployé au pied de l'hôpital civil de Mulhouse pour le soulager face à l'épidémie de Covid-19 a commencé à être démontée, afin de ramener sa capacité de 30 à 20 lits en raison de l'amélioration de la situation. Cet hôpital de campagne avait accueilli son premier patient le 24 mars, alors que les services de réanimation locaux étaient saturés. La situation s'est depuis sensiblement améliorée dans le Haut-Rhin, l'un des principaux foyers épidémiques en France, et l'hôpital de Mulhouse prépare aujourd'hui un "plan de sortie de crise".

Dans le Bas-Rhin, des visites aux pensionnaires des Ehpad sont par ailleurs à nouveau possibles à compter de samedi, au cas par cas et en respectant des consignes de sécurité strictes, a annoncé le président du Conseil départemental.

La crainte d'un relâchement dans le respect des règles 

Et si l'annonce d'une date de déconfinement, qui pourrait avoir lieu le 11 mai, poussait certains Français à relâcher leurs efforts ? C'est la crainte du gouvernement qui, s'il souligne des chiffres encourageants, ne cesse de le répéter : "Le niveau de tension doit rester le même". "C’est une bonne nouvelle que les hospitalisations baissent, mais la crise sanitaire est toujours là", a insisté la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. Au micro d'Europe 1, certains Français confient pourtant samedi s'autoriser de "petits arrangements" avec les règles du confinement

En attendant le début de la sortie progressive du confinement, le gouvernement continue par ailleurs d'assouplir les règles pour certaines professions : selon un arrêté publié samedi au Journal officiel, les kinésithérapeutes sont désormais autorisés à pratiquer à distance, à certaines conditions. Ces spécialistes réclamaient la mise en place de séances en visioconférence, afin de pouvoir suivre des patients privés de soins pendant plusieurs semaines déjà.  

Le scénario du déconfinement toujours flou 

Mercredi, le président du comité scientifique qui conseille les autorités, le Pr Jean-François Delfraissy, avait indiqué que les personnes "au-dessus de 65 ou de 70 ans" devraient rester confinées. Mais l'Elysée a indiqué vendredi soir que "le chef de l'Etat ne souhaite pas de discrimination entre nos concitoyens après le 11 mai" et "en appellera à la responsabilité individuelle". On vous explique ce revirement de stratégie politique dans cet article

Le scénario précis du déconfinement reste donc toujours flou, cinq jours après l'allocution du président de la République. Moment attendu : Edouard Philippe et le ministre de la Santé, Olivier Véran, donneront une nouvelle conférence de presse dimanche après-midi. Mais le Premier ministre, en lien quotidien avec Jean Castex, le "Monsieur déconfinement" du gouvernement, a déjà prévenu que son plan ne serait pas dévoilé avant fin avril.

Une récession "quasiment trois fois" supérieure à celle de 2009

Ce sont des chiffres "très inquiétants mais inévitables". Invité d'Europe 1 samedi, le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Éric Woerth a affirmé que la France faisait face à une récession "quasiment trois fois supérieure" à celle de 2009. Toutefois, il a nuancé la comparaison entre la situation actuelle et la crise des subprimes, onze ans plus tôt. "C'est un grand plongeon (...) Mais c'est assez différent", a-t-il précisé.

Au micro d'Europe 1, le député LR est aussi revenu sur le projet de loi de finances rectificative, voté dans la nuit de vendredi à samedi et qui prend en compte les mesures d'urgences pour lutter contre le Covid-19. Les dépenses ont ainsi été considérablement alourdies de part le soutien aux entreprises, l'aide aux plus modestes et la prime aux soignants. Attendu au Sénat mardi, le projet de loi prend en compte le "plan" de 110 milliards d'euros annoncé par le gouvernement face à "l'urgence économique". On vous explique précisément ce à quoi va servir cette somme dans cet article

1.046 contaminations à bord du Charles-de-Gaulle, le chef de la Marine s'exprime

Selon un bilan définitif communiqué samedi par le porte-parole de la marine nationale, sur les 1.760 membres d'équipage du porte-avions Charles-de-Gaulle, 1.046 ont été testés positifs au coronavirus. Le bâtiment nucléaire est rentré prématurément à Toulon le week-end dernier. Entre 20 et 30 marins sont actuellement hospitalisés et un major d'une cinquantaine d'années est en réanimation. Plus de moitié des contaminés seraient asymptomatiques.

Le chef d’état-major de la Marine, l'amiral Christophe Prazuck, a ordonné l'ouverture d'une enquête chargée de "tirer tous les enseignements de la gestion de l’épidémie au sein du groupe aéronaval". Sur Europe 1, samedi soir, il a estimé que les mesures barrières "avaient été contournées" par un virus "furtif et sournois" dans le bateau.

Didier Guillaume réclame "un plan spécifique" d'aide à la viticulture

Invité d'Europe 1 samedi matin, le ministre de l'Agriculture s'est exprimé sur l'une des filières particulièrement touchées par la crise en raison de la baisse des exportations : la viticulture. "J'envisage une mesure de distillation de crise (autorisation de distiller en alcool une partie de la surproduction de vin, ndlr) pour les aider. Il faut enlever du stock et des hectolitres du marché, j'ai fait de fortes demandes à l'échelle européenne", a affirmé Didier Guillaume, indiquant souhaiter qu'un "plan spécifique" soit mis en place pour venir en aide aux viticulteurs. 

Plus de 150.000 morts dans le monde

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 154.142 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi. Plus de 2.251.695 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 193 pays et territoires depuis le début de l'épidémie.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière. Parmi ces cas, au moins 483.000 sont aujourd'hui considérés comme guéris. 

700.000 cas aux États-Unis, 100.000 morts en Europe 

Les États-Unis ont franchi vendredi la barre des 700.000 cas recensés de coronavirus, selon le comptage en temps réel de l'université Johns Hopkins qui fait référence. Le président Donald Trump, qui a fait part de son envie de retrouver rapidement le chemin de la campagne pour la présidentielle américaine de novembre, avait estimé jeudi que le pays avait probablement "passé le pic" des nouveaux cas recensés de coronavirus.

Avec un total de 100.501 morts (pour 1.136.672 cas), l’Europe est le continent le plus durement touché par la pandémie de Covid-19, qui a tué 157.163 personnes dans le monde. L’Italie (23.227) et l’Espagne (20.043) sont les pays les plus atteints en Europe, suivis de la France (19.323). Le Royaume-Uni a pour sa part annoncé samedi 888 morts supplémentaires à l'hôpital, ce qui porte à 15.464 le nombre total de victimes de cette maladie dans le pays. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 847 décès annoncés vendredi par le ministère de la Santé britannique.