Tarascon : un homme décède après son interpellation, l'IGPN saisie

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© PATRICK KOVARIK / AFP
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Mercredi soir, des policiers ont fait usage d’un pistolet à impulsion électrique pour interpeller un homme en pleine crise de démence. Le trentenaire est décédé d’un arrêt cardiaque. Une enquête a été ouverte.

L'IGPN a été saisie d'une enquête sur les cause de la mort d'un trentenaire interpellé en pleine crise de démence mercredi soir à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, par des policiers qui ont fait usage d'un pistolet à impulsion électrique a-t-on appris jeudi auprès du procureur.

"Crise de démence frénétique"

Vers 21h30 mercredi, le concierge d'une école de Tarascon a appelé la police pour signaler un homme de 38 ans, totalement nu, "déchaîné", se frappant la tête contre son local, a indiqué Patrick Desjardins, procureur de la République. "Il était victime d'une crise de démence frénétique, au point de se manger la main", a indiqué une source policière, confirmant une information de France Info.

Ne parvenant pas à le maîtriser, les policiers ont utilisé un pistolet à impulsion électrique, a indiqué une autre source policière. Peu après l'arrivée des sapeurs-pompiers, à 23h20, alors qu'il était encore menotté, l'homme est décédé d'un arrêt cardiaque malgré les tentatives de réanimation.

En attente des résultats de l'autopsie

Patrick Desjardins, a précisé que c'est un fonctionnaire de la police nationale qui avait utilisé son taser, "à deux reprises : à la main, et à la fesse". "Il est important de préciser que le taser n'a pas été utilisé en position de lancement de projectile, ce qui aurait été bien plus violent, mais en mode ‘contact’", a indiqué le magistrat.

Une autopsie, dont les résultats n'étaient pas encore connus jeudi soir, a été pratiquée. Le trentenaire était sous contrôle judiciaire pour des trafics de stupéfiants sur Nîmes, a précisé le procureur. "Les expertises toxicologiques devraient nous aider à savoir quel était son état et s'il avait pris des produits", a-t-il ajouté. Des témoins ont également vu l'homme se cogner la tête au sol avant l'arrivée de la police, selon Patrick Desjardins.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP

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