Coronavirus : 37.435 morts en France, plus de 3.700 patients en réanimation

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La France compte ce lundi 37.019 morts du coronavirus, soit 416 de plus sur les dernières 24 heures. © Ali AL-DAHER / AFP
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D'après le dernier bilan disponible, la France compte ce lundi 37.019 morts du coronavirus, soit 416 de plus sur les dernières 24 heures. Par ailleurs, on dénombre 52.518 nouveaux cas depuis le dernier pointage. De son côté, l'Église catholique va déposer un recours en référé pour réautoriser les cultes.
L'ESSENTIEL

Selon le dernier bilan de Santé Publique France, l'Hexagone compte ce lundi 37.019 morts du coronavirus, soit 416 de plus sur les dernières 24 heures. Sur le plan économique, le ministère de l'Economie a annoncé une tolérance "jusqu'à mercredi" pour la vente de produits non essentiels en grandes surfaces. De son côté, l'Église catholique va déposer un recours en référé pour réautoriser les cultes.

En Europe, de nombreux pays durcissent leurs restrictions, ce qui génère des tensions dans la population. À l'échelle mondiale, ce sont désormais au moins 1,2 million de personnes qui sont décédées du Covid-19.

Les principales infos à retenir :

- Le Covid-19 a fait 37.019 morts en France, soit 416 de plus depuis le dernier pointage 

- De nombreux pays européens durcissent leurs restrictions, malgré une grogne grandissante

- A l’échelle mondiale, ce sont désormais plus de 46 millions de cas qui ont été détectés

Plus d'1,2 million de morts dans le monde

La pandémie a fait plus de 1,201 million de morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP lundi. Quelque 46,5 millions de cas ont été officiellement comptabilisés, dont plus de 30,9 millions ont été guéris. Les Etats-Unis comptent le plus de morts (231.003), devant le Brésil (160.074), l'Inde (122.607), le Mexique (91.895) et le Royaume-Uni (46.717). L'Europe est le continent où la pandémie progresse le plus actuellement.

Restrictions dans les grandes surfaces à partir de mercredi

Tandis que le gouvernement multiplie les messages de fermeté sur les contours de ce nouveau confinement, le Premier ministre Jean Castex a exclu dimanche soir toute nouvelle dérogation pour les petits commerces jugeant que ce n'était "certainement pas le moment de revenir sur les mesures annoncées". Seule concession dans ce bras de fer qui l'oppose aux commerces s'estimant victimes de concurrence déloyale de la part des grandes surfaces, le ministère de l'Économie a annoncé une "tolérance jusqu'à mercredi" pour que les grandes surfaces ferment les rayons de produits non essentiels. Mais les rayons droguerie, parfumerie et hygiène des supermarchés resteront ouverts.

Les indicateurs continuent de se dégrader

Cette nouvelle phase de confinement est destinée à freiner la "deuxième vague" de contaminations au coronavirus en France, où 52.518 nouveaux cas ont été enregistrés lundi, contre 46.290 la veille.

Plus de 3.700 malades du Covid-19 sont désormais hospitalisés en réanimation ou en soins intensifs, selon Santé Publique France, qui comptabilisait dimanche 416 décès et 152 nouvelles admissions en réanimation en 24 heures. Alors que les capacités de "réa" doivent être portées à 7.000 lits, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, a déclaré dimanche s'attendre à un mois "très tendu", avec un pic dans les réanimations prévu pour la troisième semaine de novembre. La France compte désormais au moins 37.019 morts du Covid-19 depuis le début de l'épidémie.

L'Église catholique va déposer un recours en référé pour réautoriser les cultes

Si les lieux de culte peuvent rester ouverts pendant le reconfinement, il est impossible d'y donner des cérémonies. De fait, dans un décret du 29 octobre 2020, pris dans le cadre de la réinstauration de l'état d'urgence sanitaire, le gouvernement a décidé d'interdire "tout rassemblement ou réunion" dans les lieux de culte, "à l'exception des cérémonies funéraires dans la limite de trente personnes". Une disposition inacceptable pour l'Église catholique, qui a prévu selon nos informations de déposer un référé-liberté mardi matin pour faire annuler cette disposition. Une décision validée par la conférence des évêques de France.

Restrictions - et tensions - dans toute l’Europe

Frappés de plein fouet par la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, les pays européens renforcent leurs restrictions, notamment l'Allemagne et la Belgique ce lundi, non sans provoquer ressentiment voire colère au sein de leurs populations, comme en Espagne ou en Italie.

Les tensions pourraient encore augmenter cette semaine dans la péninsule italienne. Selon la presse locale, le gouvernement annoncera lundi un confinement des grandes villes du pays, à commencer par Milan et Naples. Un pari risqué après les affrontements ayant opposé samedi à Rome la police à des manifestants en colère contre les restrictions imposées pour tenter d'enrayer l'épidémie. Des incidents similaires ont également éclaté vendredi à Florence. 

Le chef du gouvernement Giuseppe Conte va dévoiler lundi soir les détails d'un couvre-feu nocturne national et de restrictions de voyages vers des régions désormais classées en fonction de leur risque sanitaire. "Restons unis dans ce moment dramatique", a-t-il dit. "La priorité est la défense de la santé".

En Espagne, la police a interpellé tôt dimanche des dizaines de personnes au cours d'affrontements dans plusieurs villes. Les troubles les plus importants se sont produits à Madrid, où de nombreux manifestants scandant "Liberté!" ont mis le feu à des bennes à ordures et érigé des barricades de fortune sur la Gran Via, la principale artère du centre de la capitale. Les manifestants dénonçaient le couvre-feu nocturne imposé la semaine dernière et le bouclage décrété par la quasi totalité des régions espagnoles.

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a averti lundi que les fêtes de fin d'année, notamment Noël, seraient réduites à des réunions familiales restreintes, alors que de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur dans tout le pays pour un mois. "Ce sera un Noël dans les conditions imposées par le coronavirus mais ce ne sera pas un Noël dans la solitude. Nous devons réfléchir à des réunions de la famille proche, peut-être avec des mesures de précaution", a assuré la dirigeante conservatrice lors d'une conférence de presse, prévenant qu'il n'y aurait en revanche "pas de fêtes de la Saint-Sylvestre d'ampleur".

En Belgique, pays au monde où le coronavirus circule le plus, le gouvernement a décidé un "confinement plus sévère" pendant six semaines. Tous les commerces non essentiels resteront fermés lundi et le télétravail devient la norme, partout où il est possible. Le Premier ministre Alexander De Croo a également annoncé la limitation des invitations au domicile à une seule personne et une nouvelle prolongation de trois jours des vacances scolaires, jusqu'au 15 novembre inclus.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe avec au moins 46.555 morts, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé un reconfinement de l'Angleterre de jeudi jusqu'au 2 décembre. Le Pays de Galles était déjà confiné, et l'Irlande du Nord en confinement partiel.

En Autriche, "un second confinement est mis en place à compter de mardi et ce jusqu'à fin novembre", a annoncé le chancelier Sebastian Kurz. Le pays enregistre plus de 5.000 cas quotidiens, contre seulement 1.000 début octobre.

En Suisse, la ville de Genève a annoncé dimanche la fermeture des bars, restaurants et commerces non essentiels face à une "sévère aggravation de la situation". Le port du masque sera également obligatoire sur toutes les remontées mécaniques des montagnes suisses tout l'hiver.

Une troisième vague possible ? 

La deuxième vague que l'Europe combat actuellement n'est sans doute pas la dernière, et l'on peut craindre "plusieurs vagues successives durant la fin de l'hiver" et au printemps prochain, selon le Conseil scientifique chargé de conseiller le gouvernement français, dans son dernier avis. Mis en ligne ce week-end, cet avis est daté du lundi 26 octobre, deux jours avant l'annonce par Emmanuel Macron du reconfinement.

Le chef de l'OMS en quarantaine

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé dimanche qu'il s'était placé en quarantaine après avoir été en contact avec une personne testée positive au Covid-19. "J'ai été identifié comme un contact de quelqu'un qui a été testé positif au Covid-19. Je vais bien et suis sans symptôme mais je vais me placer en quarantaine les jours qui viennent, en ligne avec les protocoles de l'OMS, et travailler à la maison", a-t-il tweeté.

Europe 1
Par Rémi Duchemin avec AFP