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édité par Océane Herrero
Les hôpitaux se préparent à un afflux de malades importants dans les semaines à venir. Cela pourrait compromettre une sortie de confinement le 1er décembre, comme esquissé par le président de la République. Les fêtes de Noël pourraient être bouleversées et s'organiser "en petit comité".

Face au coronavirus, ce qui attend les hôpitaux dans les prochaines semaines s'annonce terrible. Les projections établies dessinent pour les 15 prochains jours annoncent des afflux de malades, plus massifs et plus meurtriers qu'au printemps dernier. Le 6 novembre prochain, on pourrait compter jusqu’à 5.700 patients en réanimation dans toute la France, ce qui représente 98% de l’ensemble des lits disponibles dans le pays. Le 13 novembre, 8.100 personnes pourraient être en réanimation, bien au-delà des capacités d’accueil des hôpitaux français. 

La région la plus touchée est l'Auvergne-Rhône-Alpes. Le nombre de malades y atteindrait 200% de la capacité maximale de réanimation, ce qui veut dire que les hôpitaux de la région devront être aidés et que des malades devront être transférés. Quant à la mortalité, si on considère aujourd’hui que le nombre de contaminations est largement sous-évalué, on est plus aux alentours de 200.000 nouveaux cas plutôt que les 35.000 annoncés par Santé Publique France. On devrait donc se retrouver avec une mortalité quotidienne au-delà des 1.000 patients dans une semaine.

Déjà, les épidémiologistes redoutent que le coup de frein ne sera pas suffisamment brutal avec ce nouveau confinement. Concrètement, la courbe devrait s’infléchir plus lentement que lors du premier confinement. Les effets ne devraient pas être visibles avant 3 à 4 semaines.

Différents scénarios

Dès lors, plusieurs scénarios sont sur la table pour le déroulement de la fin de l'année. Le confinement pourrait durer plus longtemps, mais rien pour l’instant ne nous indique que ce scénario sera retenu. Ce matin, Jean-François Delfraissy, a expliqué que le plus probable serait que le confinement, annoncé jusqu'au 1er décembre, s'achève par un couvre-feu qui resterait en place pendant les fêtes de fin d'année. Les fêtes de Noël, seraient alors forcément "différentes" selon ses termes, sans doute "en petit comité et probablement sous le couvre-feu". Le déconfinement serait donc plus précautionneux, et passerait par un couvre-feu.

De son côté, le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé la plus grande précaution aux Français pour ces fêtes. Des tests seront peut-être à faire avant de rejoindre sa famille.