A Lille, 24 cantines scolaires ont été équipées de capteurs de CO2, pour mieux aérer les pièces. 1:37
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Lionel Gougelot, édité par Yanis Darras , modifié à
Pour lutter contre la propagation du coronavirus, des écoles de Lille ont installé des capteurs de CO2 dans leurs cantines. Un détecteur essentiel qui prévient lorsque la pièce n'est plus assez aérée, permettant ainsi de réduire le nombre de nouvelles contaminations dans le milieu scolaire.
REPORTAGE

Après le retour des élèves en classe ce lundi, la ville de Lille a investi dans des capteurs de CO2 pour lutter contre le coronavirus. Ces capteurs mesurent le taux de CO2 dans l'atmosphère. Après un certain seuil, ils signalent, via une diode lumineuse, la nécessité d'aérer la pièce. Un dispositif efficace, vanté par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education Nationale. La ville de Paris s'est dotée de 500 capteurs pour ses écoles. A Lille, on compte pour le moment 24 dispositifs de ce genre.

 "C'est un outil efficace sur le moment car, par la couleur qu'il renvoie, il vous donne un signal. Dès que le voyant passe au orange, on commence à s'inquiéter. On renforce l'aération entre deux repas. On attend avant qu'un deuxième groupe d'enfants arrive dans le restaurant scolaire", explique au micro d'Europe 1, Charlotte Brun, adjointe de la mairie de Lille chargée des écoles. 

Un dispositif "plus simple et plus sécurisant"

La mairie de la ville de Lille n'a équipé que ses cantines. "Dans un restaurant scolaire, c'est encore plus important car les enfants, pour manger, enlèvent le masque. Il faut que le bâtiment soit très bien aéré et qu'il y ait une très faible concentration de CO2 dans l'air intérieur", souligne l'adjointe. 

Si le taux de monoxyde de carbone est trop important dans la pièce, le capteur de CO2 ouvre automatiquement les fenêtres. "C'est plus simple et plus sécurisant pour nous", reconnait une encadrante scolaire. En plus des capteurs, des tests salivaires seront déployés progressivement dans les écoles de la ville. A l'échelle de la France, le gouvernement souhaite réaliser 400.000 tests salivaires par semaine d'ici à la mi-mai.