Coronavirus : 46.698 morts en France, baisse des réanimations et des hospitalisations

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Bruno Le Maire
Ce mercredi, la France enregistre une baisse des réanimations dues au coronavirus. © AFP
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Ce mercredi, le dernier bilan du coronavirus en France fait état de 46.698 morts, tandis que le nombre de réanimations et d'hospitalisations est en baisse. Bruno Le Maire a demandé mercredi aux acteurs de la distribution de "décaler" l'opération promotionnelle "Black Friday", prévue le 27 novembre. 
L'ESSENTIEL

Le dernier bilan du coronavirus en France fait état de 46.698 morts ce mercredi soir, tandis que le nombre de réanimations et d'hospitalisations est en baisse. Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a demandé aux distributeurs de décaler le "Black Friday". Le président de la République Emmanuel Macron devrait s'exprimer la semaine prochaine pour annoncer les étapes d'un déconfinement "progressif", mais le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a averti que la France est encore "loin d'un déconfinement". 

Sur le plan médical, le vaccin Pfizer/BioNTech est finalement efficace à 95%. Il fait partie des 11 candidats-vaccins actuellement en phase 3 dans le monde, la dernière avant une validation indispensable à la commercialisation. Au total, le Covid-19 a fait plus de 1,339 million de morts sur la planète. 

Les informations à retenir 

  • La France enregistre une baisse des réanimations et des hospitalisations
  • Emmanuel Macron s'exprimera la semaine prochaine sur les étapes d'un déconfinement "progressif"
  • Mais la France est encore "loin d'un déconfinement", a averti le porte-parole du gouvernement
  • Bruno Le Maire demande aux distributeurs de décaler le Black Friday

46.698 morts, baisse des réanimations

Ce mercredi, la France compte 46.698 morts du coronavirus, soit 425 de plus sur les dernières 24 heures. Les réanimations sont en baisse avec 4.775 cas graves, soit 79 de moins depuis le dernier pointage. Une donnée qui semble confirmer que "les efforts des Français commencent à porter leurs fruits", comme l'avait indiqué mardi soir le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Autre baisse notable, celle des hospitalisations. On en dénombre désormais 32.842, soit 328 de moins que mardi soir. 

Par ailleurs, 28.383 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés sur le territoire ces dernières 24 heures.  

Fortement touchée lors de la première vague, Paris est actuellement le 14ème département où il y a le moins de cas. Une position qui étonne tous les spécialistes, a fortiori lorsque l'on sait que Paris est l’une des villes les plus denses au monde et que le Covid-19 circule particulièrement bien dans les grandes métropoles. Découvrez ici notre décryptage

François Bayrou favorable au principe d'une vaccination obligatoire

Invité d'Europe 1 mercredi, le Haut-Commissaire au Plan François Bayrou a affirmé être favorable au principe d'une vaccination obligatoire, "après qu’on se sera assuré que le vaccin marche et qu’il est complètement supporté". La crise sanitaire marque l'apparition d'une nouvelle forme de défiance à l'égard du monde scientifique. Mais face au mouvement "antivax", François Bayrou se montre sans complaisance et rappelle qu'il existe déjà beaucoup de vaccins obligatoires en France : "Heureusement que l’on a des vaccinations obligatoires", affirme-t-il, poursuivant : "Il y a des pays où la rougeole est en train de repartir parce que l’on a été négligent vis-à-vis des vaccinations… et ça tue."

Un Black Friday repoussé ? 

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a demandé mercredi aux acteurs de la distribution de "décaler" l'opération promotionnelle "Black Friday", prévue le 27 novembre, alors que le gouvernement doit décider dans les prochains jours à quelle date les commerces dit "non essentiels" pourront rouvrir. "Est-ce que vraiment, vendredi prochain, c'est la bonne date pour organiser un Black Friday ? Ma réponse est non", a affirmé le ministre lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat, demandant aux acteurs de la grande distribution et du commerce en ligne d'"examiner toutes les possibilités de décaler cette opération qui n'a pas de sens dans les circonstances actuelles".

Avant cette demande, les commerçants ont adressé une lettre ouverte au gouvernement posant un dilemme simple, "Ouvrir ou nous faire mourir". "Le week-end du 27 novembre est pour les commerçants le deuxième week-end le plus important de cette fin d'année, c'est 18% de chiffre d'affaires en plus si nous pouvons ouvrir", explique Yohann Petiot, directeur-général de l'Alliance du commerce, sur Europe 1

Malgré les achats en ligne avec le "click&collect", le commerce spécialisé a vu son chiffre d'affaires s'effondrer de 80% depuis le nouveau confinement, selon deux fédérations de commerçants. Une situation qui "met en risque à la fois les TPE mais également les PME, ETI et grandes entreprises du commerce spécialisé qui représentent plus de 60% de l'activité et des emplois du commerce non-alimentaire dans les territoires".

La France encore "loin d'un déconfinement"

La France est encore "loin du déconfinement", a averti mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, en évoquant une "adaptation du confinement" au 1er décembre plutôt qu'un desserrement, face à l'épidémie de Covid-19. "Nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin. On parle d'une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre si la situation sanitaire nous le permet", a affirmé Gabriel Attal, soulignant la "tension extrême dans les hôpitaux" lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

Le président de la République Emmanuel Macron devrait prendre la parole la semaine du 23 novembre dans une nouvelle allocution présidentielle pour présenter les étapes du déconfinement "progressif" et faire un point sur la situation sanitaire. Découvrez ici les scénarios envisagés par l'Elysée. Un nouveau Conseil de défense a lieu ce mercredi. 

Un rassemblement religieux à l'origine d'un cluster dans l'Orne

Quelque 190 personnes se sont rassemblées dans une commune de l'Orne pour une retraite spirituelle lors des vacances de la Toussaint. Un rassemblement légal qui pose question, puisque les premiers cas de coronavirus sont apparus quelques jours plus tard. De plus, les autorités sanitaires n'ont semble-t-il pas été averties de ces contaminations. Ce cluster fait craindre une flambée épidémique dans la région, semblable à celle survenue dans le Grand-Est lors de la première vague.

L'UE s'inquiète d'une dérive des déficits en France et pointe la hausse salariale des soignants

La Commission européenne s'est inquiétée mercredi de l'impact des mesures de relance sur les finances publiques dans quatre pays de la zone euro, dont la France, craignant une dérive de son déficit au-delà de la crise sanitaire. Bruxelles pointe notamment les hausses de salaires dans les hôpitaux et la baisse des impôts de production des entreprises.

Le vaccin Pfizer/BioNTech efficace à 95%

Le vaccin développé par l'alliance Pfizer/BioNTech est efficace à 95% pour prévenir le Covid-19, selon des résultats complets de leur essai clinique à grande échelle, ont annoncé les sociétés mercredi dans un communiqué. C'est mieux que des résultats partiels publiés la semaine dernière et qui montraient "plus de 90%" d'efficacité. Cela signifie que 162 membres du groupe placebo de l'essai ont contracté le Covid-19, contre seulement 8 dans le groupe vacciné. Pfizer demandera une autorisation de commercialisation "d'ici quelques jours" à l'Agence américaine des médicaments (FDA).

La vaccination proche aux Etats-Unis, qui révèle un lourd bilan

Invité mardi d'Europe Soir, Stéphane Bancel, un Français, patron du laboratoire Moderna, qui a annoncé un vaccin contre le coronavirus efficace à 94,5%, indique que sa société "n'a pas encore de contrat signé avec l'Europe". Contrairement aux États-Unis, qui ont réservé depuis le mois d'août 100 millions de doses de ce vaccin, Moderna est encore en phase de "discussion avancée" avec l'Europe. Découvrez ici son interview en intégralité.  

Outre-Atlantique, les deux vaccins (Pfizer et Moderna) pourraient être autorisés par l'Agence américaine des médicaments (FDA) dans la première quinzaine de décembre, a dit lundi Moncef Slaoui, responsable scientifique de l'opération Warp Speed, montée par le président Donald Trump pour vacciner la population américaine. En parallèle, l'Agence américaine des médicaments (FDA) vient d'autoriser en urgence la mise sur le marché d'un test rapide à usage individuel pour détecter le Covid-19 et qui fournit le résultat en 30 minutes. Selon le site de Lucira Health, qui produit le test nasal, il coûte moins de 50 dollars.

Mardi, les Etats-Unis enregistraient un total de 11.340.563 cas de Covid-19 pour 248.429 décès, selon l'université Johns Hopkins qui fait référence. Les deux bilans sont les plus lourds au niveau mondial.

La deuxième vague doit être combattue sans vaccins, estime l'OMS

Mais de son côté, l'OMS estime que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague. "Je pense que cela mettra au moins quatre à six mois avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination où que ce soit", a déclaré Michael Ryan, lors d'une session de questions/réponses sur les réseaux sociaux, soulignant que les vaccins ne devaient pas être vus comme une "potion magique". "Nous n'y sommes pas encore en ce qui concerne les vaccins", malgré les annonces récentes prometteuses de vaccins efficaces à 90% ou plus, a-t-il souligné.

Plus de 15 millions de cas en Europe...

Plus de 15 millions de cas du nouveau coronavirus ont été officiellement recensés en Europe depuis l'arrivée du virus sur le continent début 2020, selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de bilans fournis par les autorités de santé, mardi à 18H15 GMT. La propagation du virus semble toutefois marquer le pas dans la plupart des pays européens: environ 265.000 nouveaux cas quotidiens en moyenne y ont été enregistrés ces sept derniers jours, soit une baisse de 9% par rapport à la semaine précédente.

... et presque 1,34 million de morts dans le monde

La pandémie a fait plus de 1,339 million de morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP mercredi à 11H GMT. Quelque 55,6 millions de cas ont été officiellement comptabilisés, dont plus de 35,6 millions ont été guéris. Les Etats-Unis comptent le plus de morts (248.707), devant le Brésil (166.699), l'Inde (130.993), le Mexique (99.026) et le Royaume-Uni (52.745). L'Europe est actuellement le continent qui compte le plus de nouvelles contaminations, l'Amérique celui où la pandémie accélère le plus.