Confinement : les commerçants maintiennent la pression pour ouvrir dès le 27 novembre

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Fermeture des commerces Covid-19 coronavirus 1:02
Commerces "non-essentiels" fermés à Saint-Malo, en Bretagne. © Damien MEYER / AFP
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Les commerces "non-essentiels" réclament une réouverture dès le week-end du 27 novembre, à l'occasion du Black Friday. "C'est deuxième week-end le plus important de cette fin d'année, c'est 18% de chiffre d'affaires en plus si nous pouvons ouvrir", explique Yohann Petiot, directeur-général de l'Alliance du commerce, sur Europe 1. 

Alors qu'Emmanuel Macron devrait s'exprimer la semaine prochaine pour préciser les étapes d'un déconfinement "progressif", pour ne pas provoquer une nouvelle flambée des contaminations de Covid-19, l'impatience monte chez les petits commerçants. Le Premier ministre Jean Castex a ouvert la porte à une réouverture de ces derniers le 1er décembre prochain, mais pour les fédérations de commerçants, il sera déjà trop tard. Dans une lettre ouverte posant un dilemme simple, "Ouvrir ou nous faire mourir", les commerces "non-essentiels" réclament le droit d'ouvrir leurs portes le week-end du 27 novembre à l'occasion du Black Friday.  

"Le week-end du 27 novembre est pour les commerçants le deuxième week-end le plus important de cette fin d'année, c'est 18% de chiffre d'affaires en plus si nous pouvons ouvrir", explique Yohann Petiot, directeur-général de l'Alliance du commerce, sur Europe 1, avançant également un argument épidémiologique. "Et c'est aussi cohérent sur le plan sanitaire, puisque cela permettra d'accueillir les clients sur quatre week-ends avant Noël au lieu de trois et donc d'étaler les flux de fréquentation."

Une date plus cohérente pour les commerçants

Dans une lettre, 34 députés LREM demandaient déjà lundi la possibilité d'une réouverture pour les commerces "non-essentiels" à l'occasion du Black Friday, mais avançaient aussi la date du 18 décembre pour les restaurants. 

"Le 1er décembre, qui avait été fixé initialement, c'est une date un peu fictive qui n'apporte rien pour le commerce", déplore encore le directeur de l'Alliance du commerce. "C'est ce que nous attendons véritablement du président de la clarté et des annonces qui permettent de nous mettre en ordre de marche pour le 27 novembre."

Europe 1
Par Pierre Herbulot, édité par Mathilde Durand