Covid : 79.423 morts, la pression toujours élevée sur l'hôpital

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La France compte ce lundi 79.423 morts du coronavirus, tandis que les hospitalisations et les réanimations sont en hausse sur les dernières 24 heures.
La France compte ce lundi 79.423 morts du coronavirus, tandis que les hospitalisations et les réanimations sont en hausse sur les dernières 24 heures. © Philippe LOPEZ / AFP
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La France compte ce lundi 79.423 morts du coronavirus, tandis que les hospitalisations et les réanimations sont en hausse sur les dernières 24 heures. De son côté, le ministre de la Santé Olivier Véran a reçu une première injection du vaccin d'AstraZeneca. 
L'ESSENTIEL

Lundi, la France dénombre 79.423 morts du coronavirus sur son territoire, soit 458 de plus sur les dernières 24 heures. Les hospitalisations et les réanimations sont légèrement en hausse, mais relativement stables sur une semaine. La France est toujours sous la menace des variants du coronavirus, qui pourraient forcer un reconfinement, alors que les vacances d'hiver ont débuté dans un climat morose. Sans attendre une annonce du gouvernement, le maire de Perpignan, Louis Aliot (Rassemblement National) a annoncé la réouverture de quatre musées municipaux mardi. 

Les informations à retenir :

  • La France compte 79.423 morts du coronavirus.
  • Le maire RN de Perpignan Louis Aliot annonce la réouverture de quatre musées
  • En France, les hospitalisations repartent en légère hausse
  • Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a reçu sa première injection du vaccin

79.423 morts, plus de 28.000 hospitalisés

Selon le dernier bilan publié sur le site du gouvernement, la France compte 79.423 morts du coronavirus sur son territoire, soit 458 de plus en 24 heures. Par ailleurs, 28.037 patients sont hospitalisés à cause du Covid, soit 343 de plus que dimanche. Les réanimations suivent la même tendance avec 91 cas graves supplémentaires recensés depuis le dernier pointage, pour un total de 3.363 patients. Si ces indicateurs augmentent ce lundi, ils sont globalement stables sur une semaine. 

Perpignan rouvre quatre musées

Le maire RN de Perpignan Louis Aliot a annoncé lundi la réouverture de quatre musées municipaux à partir de mardi, sans attendre une éventuelle annonce du gouvernement concernant ces lieux fermés depuis fin octobre. "La culture est essentielle à la vie des Perpignanais comme de tous les Français, il est grand temps de rouvrir les lieux culturels, certains le disent, nous le faisons. On expérimente la réouverture des lieux culturels sur nos musées", a déclaré l'édile à l'AFP.

 "Évidemment dans le respect des règles sanitaires nécessaires" et gratuitement pendant le 1er mois, a-t-il précisé. Si la préfecture des Pyrénées-Orientales ne s'y oppose pas, le public pourra se rendre dans les musées Rigaud (beaux arts) avec une exposition sur les "Reines de France", la Casa Pairal (histoire de Perpignan et du Roussillon), le Musée Puig (médailles) et le Muséum d'histoire naturelle.

La campagne accélère, Olivier Véran vacciné

"Tout se jouera sur notre capacité à contrôler la progression du variant anglais. C'est désormais lui qui donne le la, et qui imposera de nouvelles restrictions le cas échéant", avertit ainsi l'épidémiologiste Arnaud Fontanet dans un entretien au Journal du dimanche. Ce désormais fameux variant était responsable de 3,3% des nouvelles contaminations en France début janvier, et de 14% à la fin du mois. "Si on continue sur cette trajectoire (...), on atteindra 30-35% à la mi-février et le nombre d'admissions à l'hôpital sera alors autour de 2.000 par jour. Le variant deviendra majoritaire autour du 1er mars", avance ce membre du Conseil scientifique, dont les recommandations guident l'exécutif.

Face à cette menace, la campagne de vaccination accélère et bénéficie depuis samedi du renfort du tout nouveau vaccin AstraZeneca, plus facile à transporter et conserver mais dont l'usage est limité aux moins de 65 ans. Mais avec un peu plus de 1,8 million de personnes ayant reçu au moins une première dose de vaccin vendredi, les spécialistes ne comptent pas encore sur la vaccination pour enrayer rapidement l'épidémie. 

Pour sa part, le ministre de la Santé, Olivier Véran, en déplacement au centre hospitalier de Melun, en Seine-et-Marne, a reçu ce lundi une première injection du vaccin AstraZeneca devant les caméras. "Je n'ai rien senti, vous avez été formidable", a déclaré le ministre, neurologue de formation, à l'infirmière qui a procédé à l'injection.

L'exécutif assume le choix de ne pas reconfiner… pour le moment

L'exécutif a toutefois fait le choix, le pari selon certains, de ne pas reconfiner le pays. Il compte sur le maintien d'un strict couvre-feu à partir de 18 heures sur l'ensemble du territoire et sur les vacances qui ont commencé samedi dans les premières académies - avec de moindres interactions sociales et la fermeture étalée des écoles jusqu'au 8 mars - pour que la situation reste sous contrôle.

"Chaque jour sans confinement est un jour qui est gagné pour les Français, pour notre économie, notre liberté, nos commerçants", a assuré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, sur CNews. Le gouvernement a également insisté sur le recours au télétravail qui est en recul,  alors que de nombreuses enquêtes indiquent que le confinement est mal vécu par une part de plus en plus importante de la population.

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Pour Bruno Le Maire, 2021 sera l'année du rebond 

Invité lundi d'Europe Matin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a salué la capacité de résistance de l'économie française mais aussi le bilan de la politique du "quoi qu'il en coute", qui aurait permis de limiter à 360.000 le nombre d'emplois détruits au cours de l'année contre 600.000 dans les estimations de l'Insee. "Ma conviction, c'est que l'économie française va montrer à la fin de l'année 2021 son immense capacité de rebond. Nous avons la possibilité d'avoir une année 2021 qui soit une forte année de croissance", a-t-il déclaré.

Il a également assuré une nouvelle fois que l'exécutif ne céderait pas à la tentation d'une augmentation des impôts pour éponger la dette accumulée pendant la crise. Quand nous sommes sortis de la grande crise financière de 2008-2010, nous avons évité le pire, mais il a fallu payer la note. Et cela s'est traduit en 2012 par une augmentation massive des impôts et des prélèvements sur les Français, et ça a été une catastrophe", a rappelé Bruno Le Maire. "Nous ne pouvons pas refaire la même erreur à la sortie de cette crise qui est la plus importante depuis 1929. Nous ne pouvons pas faire payer la note aux Français par les impôts. C'est un engagement que j'ai pris comme ministre des Finances, je n'augmenterai pas les impôts".

Enfin, le locataire de Bercy a indiqué que le gouvernement n'était pas fermé à l'idée de mettre en place de nouvelles aides à destination des étudiants, particulièrement touchés par les restrictions sanitaires et leurs conséquences économiques. "Toutes les propositions concrètes qui permettraient aux étudiants de passer mieux cette période, nous [y] seront toujours ouverts", a-t-il déclaré.

L'OMS met en garde contre un excès de pessimisme envers le vaccin AstraZeneca

Plusieurs responsables de l'OMS et du système Covax ont mis en garde lundi contre un excès de pessimisme envers le vaccin anti-Covid d'AstraZeneca, alors qu'ils s'agit avant tout de limiter les hospitalisations et sauver des vies.
"Il est beaucoup trop tôt pour rejeter ce vaccin", qui est "une partie importante de la réponse mondiale à la pandémie actuelle", a martelé Richard Hatchett, qui dirige le CEPI, la branche recherche du mécanisme Covax, mis en place par l'OMS, l'agence du vaccin Gavi et le CEPI, pour tenter de garantir une distribution équitable des moyens de lutte contre le Covid-19. "Il est absolument crucial d'utiliser les outils que nous avons aussi efficacement que possible", a-t-il insisté lors de la conférence de presse bi-hebdomadaire de l'OMS à Genève.

Le vaccin d'AstraZeneca a connu des déboires ces dernières semaines, son efficacité ayant été mise en cause pour les personnes âgées de plus de 65 ans et dimanche l'Afrique du sud a évoqué la possibilité d'une efficacité "limitée" du produit contre le variant sud-africain, réputé plus contagieux et largement responsable de la seconde vague dans le pays.

Par ailleurs, l'équipe d'experts de l'OMS dépêchée en Chine donnera une conférence de presse mardi, a annoncé l'agence de l'ONU. Elle avait été missionnée pour enquêter sur les origines de la pandémie et s'était notamment rendue au marché de Wuhan.

Portugal : l'aide espagnole déclinée, des cimetières submergés

Le Portugal, dont les hôpitaux sont sous tension en raison de la pandémie, a rejeté l'offre de la région espagnole de Galice pour accueillir des patients, estimant être en mesure de faire face à la situation, a indiqué dimanche le ministère de la Santé. 

Si le nombre de contaminations marque un léger repli, le pays enregistre en moyennes 200 décès lié au Covid-19 chaque jour. Dans les cimetières, les enterrements se font à la chaîne : après une cérémonie expéditive, les corps sont placés dans des tombes creusées à la pelleteuse et identifiées par un simple numéro, faute de temps pour installer des pierre tombales. >> Europe 1 s'est rendu dans le cimetière d'Alto de São João, qui regroupe toutes les victimes du Covid-19 à Lisbonne.

Plus de 2,3 millions de morts

La pandémie a fait plus de 2,3 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles, dimanche. Plus de 105,7 millions de cas d'infection ont été diagnostiqués. Les Etats-Unis sont le pays comptant le plus de morts (463.339), devant le Brésil (231.534), le Mexique (165.786), l'Inde (154.996) et le Royaume-Uni (112.092).  Le nombre des victimes est globalement sous-évalué. Il se fonde sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé mais exclut les révisions réalisées a posteriori par des organismes statistiques comme cela a été le cas en Russie, en Espagne et au Royaume-Uni.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP