Pourquoi les confinements ont du bon pour la planète

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La mise à l'arrêt d'une large partie du trafic aérien et routier pendant les confinements a généré une baisse sensible des émissions de gaz à effet de serre en France. (Image d'illustration) 1:18
La mise à l'arrêt d'une large partie du trafic aérien et routier pendant les confinements a généré une baisse sensible des émissions de gaz à effet de serre en France. (Image d'illustration) © PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Selon une étude de l'Insee publiée jeudi, l'empreinte carbone générée par la consommation des Français a chuté de 36% pendant le premier confinement, et de 20% durant le second. Cette baisse est essentiellement imputable aux restrictions de déplacements, donc à la baisse du trafic automobile et aérien.
ANALYSE

L'Insee le confirme : les confinements de 2020 contre le coronavirus ont été bons pour la planète, surtout le premier. Dans une étude publiée jeudi sur l’empreinte carbone liée à la consommation des Français, l'institut d'études statistiques montre que les émissions de gaz à effet de serre ont fortement chuté lors des deux confinements, au printemps puis à l'automne. Si cette baisse était attendue, la chiffrer permet de quantifier des tendances, c'est-à-dire d'identifier la part des différents secteurs d'activité dans les émissions de gaz à effet de serre produites en France.

Au mois d’avril, l’empreinte carbone générée par notre consommation a plongé de 36%, mais elle s’est ensuite redressée pour revenir presque à la normale durant les mois de juillet, août, septembre et octobre. Puis elle a de nouveau rechuté en novembre, mais pas autant qu’en avril : avec une baisse de seulement 20%, avant de se redresser à nouveau en décembre. 

Une baisse essentiellement liée à l'arrêt des transports

En temps normal, à la source de ces émissions de gaz à effet de serre, il y a l’énergie qui a été nécessaire pour fabriquer les articles que nous avons achetés tout au long de l’année dernière, de même que l’énergie utilisée pour les acheminer tout près de chez nous. Mais il y a aussi nos dépenses de chauffage et,  bien sûr, l’essence que nous avons mise dans nos voitures et le kérosène utilisé dans les avions qui nous ont transporté. 

Or, ce que montre l’Insee, c’est l’importance des transports dans les variations enregistrées l’an dernier. La baisse de 36% du mois d’avril est principalement due aux interdictions de déplacement du premier confinement et à l’effondrement, dès le printemps dernier, du trafic aérien.

Europe 1
Par Olivier Samain, édité par Romain David