Une reprise des cultes début juin reste recommandée, disent les responsables religieux

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© JEFF PACHOUD / AFP
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Les autorités publiques recommandent aux cultes d'attendre début juin pour une reprise des célébrations, ont affirmé plusieurs responsables religieux après s'être entretenus avec le ministre de l'Intérieur.

Les autorités publiques recommandent aux cultes d'attendre début juin pour une reprise des célébrations, ont affirmé plusieurs responsables religieux, auxquels va être transférée la responsabilité des conditions et du calendrier d'ouverture des lieux de cultes. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est entretenu vendredi matin avec les principaux responsables des cultes afin de mettre au point un texte de "recommandations", ont indiqué plusieurs d'entre eux à l'AFP.

 

Un décret attendu pour "application immédiate"

Cette réunion intervenait alors que le Premier ministre a été sommé lundi dernier par le Conseil d'État de lever dans un délai de "huit jours" l'interdiction totale de réunion de cultes figurant dans le décret de déconfinement du 11 mai.

Un nouveau décret est donc attendu, pour "application immédiate" et "dans lequel il y aura la possibilité de reprendre les célébrations religieuses avec des conditions générales de reprise conformes aux impératifs de sécurité sanitaire", a souligné Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman.

"Les pouvoirs publics recommandent une reprise début juin"

Dans le texte élaboré avec Christophe Castaner, figure l'idée que "les pouvoirs publics recommandent plutôt une reprise début juin, afin de laisser le temps suffisant pour analyser l'impact du déconfinement commencé le 11 mai", ont dit Mohammed Moussaoui ainsi que Joël Mergui, président du Consistoire israélite.

Est aussi transférée à chaque culte "la responsabilité d'adapter les règles et le calendrier d'ouverture", a complété Joël Mergui.

 

 

"Un appel à la responsabilité de chacun"

Parmi les recommandations générales figurent des mesures qui portent sur la distanciation physique (avoir 4 m2 autour de chaque personne), la régulation des flux pour l'entrée et la sortie, l'obligation de désinfection des objets utilisés, le port du masque et la communication envers les fidèles, ont énuméré les participants à la réunion.

En revanche, rien n'est écrit sur la question d'un seuil limite d'occupation d'une église, d'une mosquée, d'un temple, d'une synagogue. "Ce sera décidé localement et laissé à l'appréciation des organisateurs", selon Mohammed Moussaoui. "C'est un appel à la responsabilité de chacun" et un "encouragement à la reprise progressive", a résumé François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France.

La reprise des célébrations avec public avait d'abord été annoncée pour le 2 juin, avant que le Premier ministre n'évoque la date du 29 mai. L'épiscopat catholique a fait pression ces dernières semaines pour que ce soit effectif pour le dimanche de Pentecôte, le 31 mai. Ce qui sera le cas après la décision du Conseil d'Etat