Coronavirus : la baisse des réanimations et des hospitalisations se poursuit

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Les réanimations et les hospitalisations sont toujours en baisse en France.
Les réanimations et les hospitalisations sont toujours en baisse en France. © AFP
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Les autorités n'ont pas fourni de bilan actualisé sur le nombre de décès en France ce vendredi, mais les réanimations et les hospitalisations poursuivent leur baisse. Le second tour des municipales a été fixé au 28 juin par le gouvernement, mais la décision est "réversible".
L'ESSENTIEL

Signe que le reflux épidémique se poursuit en France, les réanimations et les hospitalisations poursuivaient leur baisse, selon les chiffres données par la Direction générale de la Santé vendredi soir. Mais les autorités n'ont pas fourni de bilan actualisé sur le nombre de morts du coronavirus dans le pays. Si Santé Publique France indiquait une hausse de 74 décès à l'hôpital, les données concernant les Ehpad et autres établissements médico-sociaux n'étaient pas disponibles, et ne seront pas actualisées avant lundi 25 mai. Une décision qui doit vraisemblablement permettre d'affiner les chiffres de la mortalité quotidienne, régulièrement revus à la suite de bugs ces derniers jours.

Parallèlement, presque deux semaines après le déconfinement, les premières remontées du terrain dessinent une tendance : il n'a, semble-t-il, pas fait repartir l'épidémie. Le gouvernement a en tout cas fixé la date du second tour des municipales au 28 juin, même si cette décision est "réversible". Dans le monde, le coronavirus a contaminé plus de 5 millions de personnes et fait près de 330.000 victimes depuis son apparition. 

Les principales informations à retenir :

  • Les autorités françaises n'ont pas fourni de nouveau bilan du nombre de morts vendredi soir, mais les réanimations et les hospitalisations sont encore en baisse
  • Le second tour des municipales est fixé au 28 juin, la décision est "réversible"
  • A J+12, le déconfinement ne semble pas faire rebondir l'épidémie, selon des remontées de terrain
  • Le coronavirus a fait plus de 335.000 morts dans le monde

Pas de bilan actualisé du nombre de morts, réanimations et hospitalisations en baisse

La Direction générale de la Santé n'a pas fourni de bilan de la mortalité quotidienne ce vendredi. Santé Publique France a indiqué de son côté qu'on dénombrait 74 morts de plus à l'hôpital, mais les chiffres concernant les Ehpad étaient indisponibles, et il faudra attendre lundi 25 mai pour obtenir une actualisation précise. Cette décision de ne pas communiquer de nouveau bilan fait suite à de nombreux bugs ces derniers jours, la mortalité quotidienne en établissements médico-sociaux étant parfois même revue à la baisse.

Néanmoins, il est possible d'observer des signes de reflux épidémique dans les données communiquées vendredi soir. Les réanimations et les hospitalisations poursuivent en effet leur baisse. Dans le détail, 1.701 personnes sont toujours hospitalisées en réanimation, soit 44 cas graves en moins. 

Le second tour des municipales fixé le 28 juin mais...

Le second tour des élections municipales aura lieu le 28 juin, a indiqué vendredi le Premier ministre, Edouard Philippe, en prévenant que cette décision était "réversible" si les conditions sanitaires étaient amenées à se détériorer. "Après avoir pesé le pour et le contre, nous pensons que la vie démocratique doit reprendre ses droits", a expliqué le Premier ministre lors d'une conférence à Matignon, en soulignant qu'une "clause de revoyure" avec le conseil scientifique interviendra d'ici deux semaines.

"Chaque électeur devra porter un masque de protection, qui pourra être un masque grand public", a pour sa part indiqué Christophe Castaner, qui a pris la parole juste après. "La campagne ne doit pas devenir un vecteur de circulation du virus. Il conviendra de faire campagne différemment", a prévenu le ministre de l'intérieur. Plus d'information dans notre article par ici.

Cette décision a été diversement accueillie. "J’avais lancé un appel avec une trentaine de maires de grandes villes pour dire qu’il fallait trouver le moyen de sortir de cette séquence électorale, mais bien sûr dans le respect des règles sanitaires", a salué sur Europe 1 le maire de Dijon François Rebsamen. Le maire de Gonesse a dénoncé pour sa part "une décision prématurée" :

A J+12, le déconfinement n'a pas fait repartir l'épidémie

Le dernier bilan de la pandémie fait état de 28.215 morts dans le pays, soit 83 décès supplémentaires rapportés en 24 heures, selon les données publiées jeudi soir par la Direction générale de la santé publique. De leur côté, les hospitalisations et les réanimations continuent leur baisse, une tendance qui dure depuis plusieurs semaines. Autres bonnes nouvelles : le faible nombre de nouvelles hospitalisations (+271) et de nouvelles admissions en réanimation (+28).

Europe 1 a essayé d'aller plus loin, vendredi matin, en se plongeant dans les premières remontées du terrain. Et elles dessinent déjà une tendance, un peu moins de deux semaines après l'assouplissement des restrictions de circulation : à en croire les tests effectués (ou non) et même les déclarations de symptômes, l'épidémie ne rebondit pas. Découvrez notre enquête sur le sujet par iciou dans la vidéo ci-dessous :

69 cas positifs autour d'un abattoir du Loiret

Le coronavirus n'a néanmoins pas arrêté de circuler. Cinquante-six salariés d'un abattoir de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret, ont contracté le Covid-19, ainsi que treize cas contacts supplémentaires, a ainsi annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) du Centre-Val de Loire, à l'issue de la campagne de dépistage dans l'entreprise. L'abattoir de la banlieue d'Orléans n'est pas le seul à être l'objet d'une campagne de dépistage. Mercredi, l'ARS Bretagne avait annoncé plus de 100 cas testés positifs au Covid-19 dans un abattoir des Côtes-d'Armor.

Gel et masques chirurgicaux : les prix plafonnés jusqu'au 10 juillet

L'encadrement des prix de vente des gels hydroalcooliques et des masques chirurgicaux à usage unique a été prolongé jusqu'à la fin prévue de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet, selon un décret publié vendredi. Un décret précédent, adopté le 2 mai, fixait le prix maximal des masques chirurgicaux non réutilisables à 95 centimes l'unité pour ceux vendus au détail, et à 80 centimes s'ils étaient vendus en gros, quels que soient leur provenance et le canal de vente. Cette disposition, qui n'était valable que jusqu'au 23 mai, a été étendue à l'identique jusqu'en juillet. Elle ne concerne pas les masques "grand public" en tissu.

Par ailleurs, un autre décret, entré en vigueur début mars, encadrait le prix des gels hydroalcooliques destinés à l'hygiène corporelle et devait s'appliquer jusqu'au 31 mai. Le nouveau décret publié vendredi prolonge cet encadrement jusqu'à la fin de l'état d'urgence, avec des plafonnements ajustés, limitant à 2,64 euros le prix d'un flacon 100 ml (contre un maximum de 3 euros précédemment). Les flacons de 50 ml sont eux plafonnés à 1,76 euros le flacon et ceux de 300 ml à 4,40 euros.

"Des faillites" et "des licenciements" en France "dans les mois qui viennent"

En attendant, la situation économique de la France continue d'inquiéter. Invité vendredi matin d'Europe 1, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a prévenu qu'il fallait s'attendre à ce que la crise sanitaire liée au coronavirus entraîne "des faillites" et "des licenciements" en France "dans les mois qui viennent". 

Le ministre est plus précisément revenu sur le cas de Renault, dont certaines usines pourraient fermer. Comme tout le secteur, le groupe est lourdement impacté. Il doit présenter un plan de sauvetage vendredi 29 mai. Mais entre-temps, l'État a annoncé vouloir mettre la main au portefeuille pour sauver la marque au losange. Il exige donc des engagements économiques et écologiques pour renflouer les caisses du constructeur. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'en est expliqué longuement, vendredi matin sur Europe 1. "Il y a urgence à agir" car le groupe "peut disparaître", "il faut être lucide", a insisté le ministre :

Voyager dans l'espace Schengen cet été ? L'espoir est permis 

Alors que la compagnie aérienne Easyjet a annoncé le retour de certains de ses vols à la mi-juin, plusieurs pays européens ont déjà montré leur volonté d'accueillir des touristes pour la période estivale, dont l'Italie et la Grèce, comme l'a révélé Europe 1 vendredi matin.

Suspendu à l'évolution de la pandémie, l'espoir de voyager cet été en dehors de nos frontières est donc permis. Mais ce scénario reste avant tout suspendu à l'évolution de la pandémie et à la décision du gouvernement. Tous les détails dans notre article ici.

Plus de 335.000 morts dans le monde, situation inquiétante en Amérique du Sud

La pandémie a fait au moins 335.538 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP. Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 95.490 décès pour 1.590.225 cas. Suivent le Royaume-Uni avec 36.393 morts, l'Italie (32.616), l'Espagne (28.628) et la France (28.289). 

La situation est particulièrement inquiétante en Amérique du Sud, en passe de devenir "un nouvel épicentre" de la pandémie. Le Brésil compte près de 300.000 cas et 19.000 morts pour 210 millions d'habitants, ce qui le place au 3e rang mondial pour le nombre de cas.