Reflux épidémique du coronavirus : la morgue de Rungis va fermer

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La morgue provisoire de Rungis ferme ses portes.
La morgue provisoire de Rungis ferme ses portes. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Deux mois après son ouverture le centre d'accueil des cercueils de Rungis va fermer ses portes. La décision a été prise par la préfecture en raison de la baisse de la mortalité en Île-de-France et de la capacités des opérateurs funéraires classiques à assurer l'accueil des cercueils.

Le "ventre de Paris" n'accueillera plus de cercueils. Réquisitionné au cœur de l'épidémie de coronavirus pour servir de morgue temporaire, l'un des halls de Rungis va pouvoir retrouver le chemin de son activité principale. En effet la préfecture du Val-de-Marne et la préfecture de Police ont décidé de fermer le centre d'accueil des cercueils de Rungis, "en raison de l’évolution positive de la situation épidémique en Île-de-France". Le dépositoire, ouvert depuis le 3 avril, avait fait l'objet d'une polémique sur les tarifs pratiqués qui avait poussé le ministère de l'Intérieur à demander un contrôle

Les opérateurs funéraires "à nouveau en capacité de prendre en charge l’intégralité des cercueils"

Comme la préfecture de Police l'explique dans un communiqué, "le ralentissement de la progression de l’épidémie de Covid-19, observé depuis plusieurs semaines, se poursuit en Île-de-France". Cette baisse qui "reflète l’impact positif des mesures de confinement et de leur respect" a permis de soulager les opérateurs funéraires d’Île-de-France. "Ils sont à nouveau en capacité de prendre en charge l’intégralité des cercueils des défunts", selon le communiqué.

Le dépositoire de Rungis ferme donc ses portes après un peu plus de deux mois. Le hall de Rungis "n’accueillait plus de nouveaux cercueils depuis le mercredi 13 mai pour se concentrer uniquement sur leur sortie progressive", précise la préfecture de Police. Elle souligne aussi que "l’installation de ce site aura permis de renforcer ponctuellement durant la crise sanitaire liée au Covid-19 les capacités saturées de la chaîne funéraire régionale".