Coronavirus : l'hôpital militaire réduit, Mulhouse relève doucement la tête

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L'hôpital militaire avait été installé le 24 mars dernier au pied de l'hôpital de Mulhouse. 1:25
L'hôpital militaire avait été installé le 24 mars dernier au pied de l'hôpital de Mulhouse. © SEBASTIEN BOZON / AFP
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Ouvert le 24 mars dernier au pied de l'hôpital de Mulhouse pour faire face à l'afflux de malades dans le Grand Est, l'hôpital militaire va être "réarticulé" pour permettre à des lits d'êtres envoyés dans d'autres zones de tensions. Dans la ville, très endeuillée, on relève doucement la tête. 

Samedi, pour le quatrième jour consécutif, le nombre de personnes hospitalisées a diminué, en France. Une nouvelle encourageante qui s'accompagne d'une baisse dans les services de réanimation. Dans le Grand Est, région fortement touchée par la crise du coronavirus, les chiffres laissent aussi entrevoir une lueur d'espoir.

A Mulhouse, l'hôpital militaire, dressé le 24 mars pour soulager les services saturés, a d'ailleurs commencé à être partiellement démonté, vendredi. La structure 1.000 mètres carrés de tentes militaires, est située sur le parking, au pied de l'hôpital. Comptant 30 lits, elle a accueilli près de 60 malades du virus. 

"Il a été décidé de réarticuler ce dispositif"

Sa capacité sera réduite d'un tiers d'ici une semaine, explique le colonel Barbry, porte-parole de l'état-major des armées. "Il est clair que le nombre de patients a réduit, ce qui correspond à une moindre pression dans la région Grand Est. Cet 'élément militaire de réanimation', il s'agit bien d'une structure modulaire. Il a été décidé de réarticuler ce dispositif, et c'est donc un module de 10 lits qui sera réaffecté en laissant sur place 20 lits à haut standard." Une fois décontaminés, ces 10 lits démontés seront envoyés dans des zones en tension, de Métropole ou d'outre-mer.

A Mulhouse, on relève doucement la tête, et ce, notamment, grâce à l'évacuation de patients vers des régions moins touchées, ou des pays frontaliers. Un plan de sortie de crise se prépare à l'hôpital et le nombre d'appels au Samu revient à la normale. Mais malgré cette respiration, le personnel soignant épuisé, a toujours un gros besoin de renfort humain.

Europe 1
Par Caroline Baudry éditée par Coline Vazquez