Coronavirus : pourquoi les premiers effets du confinement se font sentir

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Cette amélioration est encore fragile. 1:26
Cette amélioration est encore fragile. © LUDOVIC MARIN, AFP
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Nous sommes sur le point d'entamer une quatrième semaine de confinement, et plusieurs indicateurs semblent dire que les efforts commencent à payer, comme la baisse des appels au Samu. Une bonne nouvelle qu'il faut quand même tempérer, car pour espérer un déconfinement, il ne faut pas baisser la garde.

Après presque trois semaines de confinement, et alors qu'on déplore désormais plus de 8.000 morts en France du coronavirus, certains s'impatientent.. On a constaté ce week-end une forme de relâchement, et pourtant, la mesure commence à porter ses fruits, même si les médecins restent prudents. Un premier effet positif du confinement peut effectivement être observé sur le nombre de décès : dimanche, on comptait 357 morts en 24 heures, un chiffre considérable, mais c’est le plus bas depuis une semaine.

Stabilisation du nombre de cas hospitalisés en réanimation

“Pour la première fois, on n’a plus d’augmentation du nombre de cas hospitalisés - et surtout hospitalisés en réanimation. Donc on a toujours des nouveaux cas, mais ce nombre de nouveaux cas n’augmente plus", ajoute Odile Launay, infectiologue à l’hôpital Cochin à Paris.

Autre effet positif : la baisse du nombre d’appels quotidiens au Samu, très significative selon Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société française de médecine d’urgence et cheffe de service du Samu du Val d’Oise. “Pour le Samu 95 par exemple, la normale hors période de crise est à 1.600 appels. Actuellement, on est autour de 2.600. Et on a eu des pics à 7.600 appels.”

Mais attention, cette amélioration est fragile et il ne faut pas baisser la garde et risquer de voir s'éloigner l'espoir d'un déconfinement. "Je sais que c’est difficile de tenir parce qu’il fait beau, c’est le printemps etc, mais le jeu en vaut la chandelle. Les jours meilleurs sont devant nous", rappelle le médecin urgentiste, Patrick Pelloux. En attendant, le mot d’ordre est toujours le même : restez chez vous !

Europe 1
Par Elise Denjean, édité par Séverine Mermilliod