Le cri de colère d’un urgentiste : "Respectez le confinement, c’est une question de vie ou de mort"

, modifié à
  • A
  • A
Les soignants craignent un relâchement des mesures de confinement (photo d'archives). 1:32
Les soignants craignent un relâchement des mesures de confinement (photo d'archives). © SEBASTIEN BOZON / AFP
Partagez sur :
"Je peux comprendre qu’il fasse beau et chaud et qu’on ait envie de sortir, mais c’est une question de vie et de mort", s’insurge Frédéric Adnet, chef de service au Samu de Seine-Saint-Denis, interrogé par Europe 1 alors que le retour du beau temps fait craindre un relâchement de la part des Français, en plein confinement. 
TÉMOIGNAGE

Des joggeurs en train de courir, des promeneurs qui flânent dans les parcs… Ces dernières heures, de nombreuses images de grandes villes, à Paris et en province, semblent montrer un relâchement dans le respect des mesures de confinement, alors que le beau temps fait son apparition ce week-end. De nombreux personnels soignants se sont insurgés, demandant aux Français de ne pas sortir de chez eux.

"Respectez le confinement, pas de relâchement ! On en a encore pour 15 jours voire un mois, c’est une question de vie ou de mort au sens littéral du terme", implore ainsi Frédéric Adnet, chef de service au Samu de Seine-Saint-Denis, interrogé dimanche par Europe 1.

"Pour nous, c’est l’annonce d’une catastrophe"

Frédéric Adnet prévient : "Pour nous c’est l’annonce d’une catastrophe". "Après 20 jours, nous voyons les effets des mesures du confinement. De moins en moins de patients arrivent aux urgences et des places de réanimation se libèrent. Mais cette décroissance est mise en danger si les citoyens ne respectent pas le confinement", alerte l’urgentiste.

"Je ne veux pas que ça redevienne comme avant"

"C’est un virus qui est beaucoup plus dangereux que ce qu’on pensait au départ. Je vois les patients mourir à l’hôpital et je ne veux pas que ça redevienne comme avant, en étant complètement dépassés par des patients en détresse respiratoire", poursuit-il.

"Je peux comprendre qu’il fasse beau et chaud et qu’on ait envie de sortir, mais c’est une question de vie et de mort", insiste-t-il.