Coronavirus : 82.812 morts, l'épidémie reste sur un plateau élevé

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D'après les derniers chiffres publiés par le gouvernement, le pays compte 82.812 morts tandis que la pression hospitalière reste sur un plateau élevé.
D'après les derniers chiffres publiés par le gouvernement, le pays compte 82.812 morts tandis que la pression hospitalière reste sur un plateau élevé. © JEFF PACHOUD / AFP
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En France, la progression des variants du Covid-19 reste sous haute surveillance, alors que la pression hospitalière est toujours importante avec 26.239 hospitalisations et 3.348 personnes en réanimation. Dans le reste du monde, la Corée du Nord aurait tenté de pirater les systèmes de Pfizer pour obtenir des informations sur le vaccin du laboratoire américain, indiquent des médias sud-coréens.
L'ESSENTIEL

La France, dont les autorités tentent toujours d'éviter un troisième confinement, continue de surveiller la progression des variants du coronavirus qui frappent plus particulièrement le nord et l'est du pays. D'après les derniers chiffres publiés par le gouvernement, le pays compte 82.812 morts tandis que la pression hospitalière reste sur un plateau élevé.

Dans le reste du monde, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a homologué le vaccin anti-Covid d'AstraZeneca/Oxford, qui représente la grande majorité des millions de doses du dispositif Covax, destiné à assurer une distribution de vaccins aux pays pauvres. Par ailleurs, des médias sud-coréens révèlent que la Corée du Nord a tenté de pirater le système informatique du laboratoire Pfizer pour obtenir des informations sur le vaccin du géant américain. 

Les informations à retenir :

  • La pression hospitalière reste importante en France
  • Des expérimentations vont être lancées à Paris et Marseille en vue de la reprise des concerts debout
  • L'OMS a homologué le vaccin anti-Covid d'AstraZeneca/Oxford
  • Selon les médias sud-coréens, la Corée du Nord a cherché à pirater les systèmes de Pfizer pour obtenir des information sur le vaccin de ce laboratoire

La pression hospitalière reste sur un plateau élevé

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés, ainsi que celui des patients en service de réanimation, se maintient à un niveau élevé, selon les chiffres publiés mardi par les autorités sanitaires. Les hôpitaux accueillaient 26.239 malades du Covid-19. Concernant les services de réanimation, qui reçoivent les cas les plus graves, ils comptaient 3.348 patients. Sur les sept derniers jours, les hospitalisations quotidiennes ont tendance à diminuer, tout comme les admissions en réanimation. Mais les données hospitalières restent sur un plateau très haut.

L'épidémie a causé au total 82.812 décès, dont 586 sur les dernières 24 heures. Mais cette dernière donnée est à prendre avec précaution, puisque les décès en Ehpad n'avaient pas été actualisés depuis le 12 février dernier. Le nombre de nouveaux cas quotidiens n'étaient pas disponibles. 

Par ailleurs, sur le plan de la vaccination, la Direction Générale de la Santé indique que 2.347.088 premières injections ont été administrées depuis le 27 décembre, et 815.547 secondes injections. Au total, ce sont donc 3.162.635 doses de vaccins qui ont été administrées depuis le début de la crise sanitaire. 

Pas de reconfinement ni de fermeture des écoles, mais une surveillance accrue

Le pari du gouvernement d'éviter un reconfinement général du pays semble tenir jusqu'ici, mais les variants incitent à "une vigilance armée", a résumé lundi Didier Pittet, infectiologue aux Hôpitaux universitaires de Genève, président de la Mission indépendante d'évaluation de la gestion de l'épidémie de Covid-19 en France. Pour ce spécialiste, la situation du pays s'apparente à "un sursis lié à la présence de ces variants", et il ne faut pas exclure des "mesures locales qui peuvent être le confinement, par quartier, ville, région".

Mais alors que la majorité des élèves du pays sont maintenant en vacances d'hiver, les autorités ont choisi de temporiser sur ce dernier point : pas de reconfinement local ni de fermeture d'écoles dans la région de Dunkerque (Nord) ou en Moselle (est), régions qui font partie de la dernière des trois zones scolaires pas encore en vacances d'hiver. Alors que certains élus de Moselle réclamaient en fin de semaine dernière la mise en place de nouvelles mesures pour lutter contre la propagation des variants, le département bénéficie désormais du coup de main des marins-pompiers de Marseille. Ces derniers, spécialisés dans la recherche du coronavirus dans les eaux usées, se sont rendus dans l'est de la France pour aider et former les pompiers locaux. 

Un possible élargissement de la vaccination à l'ensemble de la population cet été

À la date du 15 février, 3.014.457 injections de vaccins ont été réalisées, dont 720.249 portaient sur une 2e dose, depuis le début de la campagne de vaccination, à la toute fin décembre. Le "monsieur vaccin" du gouvernement, Alain Fischer, a rappelé lundi que "la priorité est de vacciner les personnes à risque", ce qui "représente 17 à 20 millions de personnes avant l'été". Puis, si les livraisons de vaccin se déroulent comme prévu, il sera possible de "vacciner de façon très très importante le reste de la population cet été".

À plus brève échéance, le vaccin AstraZeneca, à la manipulation moins contraignante et déjà utilisé pour les soignants, "permettra d'amplifier la vaccination" à partir de fin février, quand il doit arriver chez les médecins de ville et les pharmaciens. Mais la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) évoque un possible "retard au démarrage" dans cette accélération. En cause, selon la fédération, une procédure imposée tardivement par le ministère de la Santé. 

En parallèle, le nombre de rendez-vous pris dans les centres de vaccination anti-Covid connaît "une accélération ces derniers jours", a affirmé mardi Doctolib, qui va ouvrir les réservations chez les médecins libéraux à partir de la semaine prochaine. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 249.000 rendez-vous la première semaine de février, 472.000 la deuxième, puis 154.000 pour la seule journée de lundi, a précisé le président de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau, lors d'une conférence de presse.

Bachelot annonce des "expérimentations" pour des concerts debout

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a annoncé lundi soir des "expérimentations" en mars et avril, à Marseille et Paris, pour des concerts "debout" afin de trouver un modèle permettant la réouverture des lieux de spectacle malgré l'épidémie de Covid-19.  "Je suis très optimiste pour les festivals assis (...). Pour les spectacles debout, c'est plus compliqué, c'est pour cela que je mène des expérimentations et ces expérimentations sont destinées à bien tester ce qui se passe", a déclaré Roselyne Bachelot sur la chaîne LCI. 

"Sous réserve d'une situation sanitaire catastrophique" et si les protocoles sont validés, deux concerts test auront lieu "dans la deuxième quinzaine de mars", avec un millier de personnes, dans la salle de spectacle du Dôme à Marseille, "assis avec la possibilité de se lever". Roselyne Bachelot a également annoncé la tenue d'un colloque scientifique européen, prévu à Marseille le 8 avril, où les différentes expérimentations seront "confrontées" et étudiées "pour bâtir "un modèle résiliant" pour le monde du spectacle. 

Avec la crise sanitaire, les jeunes épargnent de plus en plus

Les 18-24 ans parviennent à mettre 281 euros de côté chaque mois, soit 5 euros de plus que la moyenne nationale, selon un sondage réalisé par le courtier MeilleurPlacement.com avec OpinionWay et révélé par Europe 1. Et ce n'est pas uniquement grâce à la fermeture des bars et restaurants ou aux difficultés à voyager. La pandémie a fait réaliser à nombre d'entre eux la nécessité d'épargner. Ils sont ainsi 67% à avoir eu le déclic chez les 25-34 ans.

Par ailleurs, le taux d'activité des 15-24 ans a diminué de 0,9% au dernier trimestre 2020, signe qu'un certain nombre d'entre eux ont préféré poursuivre des études ou ont renoncé à chercher un travail. En parallèle, l'Insee enregistre une baisse du taux de chômage sur ce trimestre pour toutes les catégories d'âge. Elle est plus prononcée pour les 15-24 ans (‒3,6 points) que pour les 25-49 ans (‒1,0 point) et les 50 ans ou plus (‒0,4 point). Toutefois cette baisse est qualifiée de "trompe l'œil' par l'institut statistique qui l'explique en partie par la second confinement, durant lequel une partie des Français ont abandonné leurs recherches d'emploi, faussant ainsi les données réelles.

Fabien Galthié testé positif au Covid-19, en plein tournoi des six nations

Le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié a été "diagnostiqué positif à la Covid-19", a annoncé mardi la Fédération française de rugby, en plein tournoi des six nations. Un test effectué lundi avait révélé un cas au sein de l'encadrement technique des Bleus et un autre "suspicieux et non avéré" concernant Galthié, qui a été retesté mardi. Joueurs et encadrement, réunis au Centre national du rugby de Marcoussis, près de Paris, ont été placés à l'isolement.

La Corée du Nord aurait cherché à pirater Pfizer

Des hackers nord-coréens ont cherché à pénétrer sur les systèmes informatiques du géant pharmaceutique Pfizer pout trouver des informations sur le vaccin et les traitements contre le coronavirus , rapportent mardi des médias citant les services de renseignement sud-coréens. Le Service national du renseignement (NIS) "nous a informés de ce que la Corée du Nord avait tenté d'obtenir des technologies comprenant le vaccin et des traitements contre le Covid au moyen d'une cyberattaque pour pirater Pfizer", a déclaré aux journalistes le député Ha Tae-keung.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un affirme que le pays n'a connu aucun cas de contamination par le coronavirus mais des experts estiment que affirmation est peu vraisemblable étant donné que la Chine limitrophe est le principal partenaire commercial et soutien de Pyongyang. La fermeture des frontières a accru la pression sur l'économie nord-coréenne, déjà soumise à des sanctions internationales en raison du programme nucléaire et balistique développé par le régime communiste.

L'OMS homologue le vaccin AstraZeneca

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a homologué d'urgence le vaccin anti-Covid d'AstraZeneca/Oxford, une décision qui va permettre au dispositif Covax, mis en place pour assurer un accès équitable au vaccin, d'en commencer la distribution. Ce vaccin représente l'immense majorité des 337,2 millions de doses que Covax entend distribuer au premier semestre essentiellement à des pays pauvres. À ce jour, plus de 177,6 millions de doses de vaccins antiCovid ont été administrées dans le monde, selon un comptage réalisé lundi par l'AFP à partir de sources officielles. Pour l'heure, plus de neuf doses sur dix ont été injectées dans des pays à revenu "élevé" ou "intermédiaire de la tranche supérieure" au sens de la Banque mondiale.

Johnson & Johnson dépose une demande d'autorisation pour son vaccin dans l'UE 

Toujours sur le front des vaccins, le géant pharmaceutique américain Johnson & Johnson a déposé de son côté une demande d'autorisation pour son vaccin contre le Covid-19 dans l'Union européenne. Ce vaccin à injection unique serait le quatrième à être approuvé dans l'Union européenne s'il recevait le feu vert de l'agence, basée à Amsterdam. Les experts européens "pourraient émettre une opinion à la mi-mars 2021, à condition que les données de la compagnie sur l'efficacité, la sûreté et la qualité du vaccin soient suffisamment complètes et convaincantes", selon l'Agence européenne des médicaments.

Aux Pays-Bas, le couvre-feu confirmé par une cour d'appel 

Un tribunal de La Haye a statué mardi que le gouvernement néerlandais doit mettre fin au couvre-feu en vigueur. "Le couvre-feu doit être levé immédiatement", a déclaré le tribunal dans un communiqué, estimant que le gouvernement a abusé des pouvoirs d'urgence disponibles. Mais dans la soirée, une cour d'appel néerlandaise a suspendu ce jugement et confirmé de facto le couvre-feu. 

Le gouvernement néerlandais avait annoncé début février prolonger le couvre-feu national, en vigueur de 21 heures à 4h30 depuis le 23 janvier, jusqu'au 2 mars. Ce couvre-feu, le premier aux Pays-Bas depuis la Seconde Guerre mondiale, avait mené peu après son instauration aux pires émeutes qu'a connu le pays en plusieurs décennies. 

Angleterre : vers un déconfinement "prudent" 

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui va dévoiler lundi prochain sa feuille de route pour une levée des restrictions en Angleterre, plaide pour un déconfinement "irréversible mais prudent", fort de l'objectif atteint d'administrer avant la mi-février des premières doses à 15 millions de personnes parmi les plus vulnérables dans tout le Royaume-Uni.

L'Angleterre a par ailleurs inauguré la quarantaine obligatoire à l'hôtel pour les résidents en provenance de pays classés à risque, une mesure destinée à éviter l'importation de variants plus résistants aux vaccins actuels. L'Allemagne, qui a fermé en partie ses frontières avec la République tchèque et l'Autriche dans le même but, a laissé entendre qu'elle pourrait prochainement faire de même avec la France. Si elle est adoptée, cette mesure engendrerait d’importantes perturbations puisque ce sont près de 50.000 Français vont travailler chaque jour en Allemagne.

Douche froide italienne

En Italie, les stations de ski se préparaient à rouvrir cette semaine. Finalement, le gouvernement tout juste formé a décidé de prolonger leur fermeture jusqu'au 5 mars. Une décision prise par le ministre de la Santé italien qui a estimé que le variant anglais présentait un trop gros risque. On vous raconte dans cet article la déception des professionnels de la montagne sur place. 

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP