A Dunkerque, inquiétude et nouvelles mesures sanitaires face au variant anglais

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A Dunkerque, la situation sanitaire s'est "brutalement dégradée" ces dernier jour, a averti samedi la préfecture. 1:24
A Dunkerque, la situation sanitaire s'est "brutalement dégradée" ces dernier jour, a averti samedi la préfecture. © Sameer Al-DOUMY / AFP
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Dans la région de Dunkerque, la progression du variant anglais inquiète habitants et élus locaux, qui réclamaient pour certains un reconfinement local. Le gouvernement a préféré miser sur des mesures plus légères, mises en place dans les écoles notamment. 

A Dunkerque, la situation sanitaire s'est "brutalement dégradée" ces dernier jours, a averti samedi la préfecture. De nouvelles mesures ont été prises dans le département du Nord où "la présence du variant anglais s'est accélérée". "On ne sait plus où mettre les malades", avait averti le chef des urgences du CHU de Dunkerque vendredi. 

L'obligation du port du masque dans l'espace public est étendue à l'ensemble des communes de la Communauté urbaine de Dunkerque et de la Communauté de Communes des Hauts de Flandre depuis dimanche. Une mesure insuffisante selon cette habitante. "Dunkerque aurait dû être confinée, il y énormément de cas. Le maire a fait des démarches pour fermer les écoles et le préfet n'a pas accepté. Quand je vois qu’il y a des classes complètement fermées, je n'arrive pas à comprendre."

Eviter les attroupements devant les écoles

Préoccupés par la situation, les maires de la communauté urbaine avaient demandé vendredi aux autorités de fermer les collèges et lycées une semaine avant les vacances scolaires et de donner la possibilité de déroger à l'obligation scolaire pour les enfants en primaire. La préfecture a préféré décaler l'arrivée et la sortie des classes dans les écoles maternelles et élémentaires afin d'éviter les attroupements et de faire fonctionner les collèges et lycées "en mode mixte", comprendre en présentiel et distanciel. 

Une décision qui interroge certains parents d'élèves, sommés de s'organiser pour arriver de manière échelonnée. "Je pense qu'à une semaine des vacances scolaires, on aurait dû fermer les classes. Peut-être pas pour les lycées, mais au niveau des primaires et maternelles, oui", affirme Olivier, père de Jade, 7 ans. Certains habitants qui doivent se rendre à Lille sont invités à rester chez eux pour travailler. Les autorités demandent aux Dunkerquois de limiter au maximum leurs contacts.

Europe 1
Par Maximilien Carlier, édité par Laetitia Drevet