Au Brésil, l'épidémie de coronavirus flambe et tue plus de jeunes qu'ailleurs

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Coronavirus Covid-19 Brésil 1:39
© MAURO PIMENTEL / AFP
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Le Brésil a dépassé jeudi le seuil des 20.000 morts du Covid-19. Dans ce pays d'Amérique latine, les jeunes sont très touchés et les chiffres communiqués semblent sous-estimés par rapport à la réalité. Mais face à cette situation critique, le président Bolsonaro continue de faire la sourde oreille.

L'Amérique latine est aujourd'hui frappée de plein fouet par la pandémie de coronavirus. Au Brésil, notamment, la situation devient de plus en plus critique. Le seuil des 20.000 morts a été franchi et chaque jour, le pays bat des records de mortalité. Les jeunes sont très touchés. Quant aux chiffres, ils semblent bien en-dessous de la réalité.

Un bilan sous-estimé

Le Brésil connait depuis quelques jours une hausse record du nombre de cas et de décès, alors que le pic épidémique n'est attendu que pour le mois de juin. Des chiffres qui sont largement sous-estimés, le pays n'effectuant quasiment pas de tests. Résultat : les scientifiques estiment que le bilan du coronavirus est quinze fois plus élevé que les chiffres officiels.

L’épidémie explose et tue les moins de 60 ans plus que dans le reste du monde. Au Brésil, cette tranche d’âge représenterait 31% des décès. Un phénomène qui peut s’explique par une population plus jeune au Brésil qu'en Europe, mais aussi parce que les mesures de confinement mises en place sont peu respectées.

L'inquiétante attitude de Jair Bolsonaro

Le système sanitaire brésilien s'effondre et le gouvernement de Jair Bolsonaro n'a pas de réponse, ou celles qu'il propose ne sont pas rassurantes. Par exemple, le président d'extrême-droite appelle les Brésiliens à retourner au travail. Par ailleurs, il continue les bains de foule et affirme que le Covid-19 est né de l’imagination des médias.

Difficile également de juguler une crise sanitaire lorsqu'un État n'a pas de ministre de la Santé. Au Brésil, depuis le début de la crise, Bolsonaro a limogé le premier, le deuxième a fini par démissionner, et le troisième est un général qui n’est là que pour assurer l'intérim.

Europe 1
Par Gwendoline Debono, édité par Pauline Rouquette