Coronavirus : les otaries prennent leurs aises dans une station balnéaire argentine

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Des otaries se prélassent dans une rue de Mar del Plata, ville argentine en plein confinement..
Des otaries se prélassent dans une rue de Mar del Plata, ville argentine en plein confinement.. © MARA SOSTI / AFP
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En Argentine, les otaries s'offrent un petit bain de soleil sur les quais du port de la ville de Mar del Plata. L'absence d'habitants dans les rues en raison du confinement les pousse à s'aventurer jusque sur les parkings, ou à proximité des commerces fermés.

Des otaries à crinière, typiques des rivages du sud de l'Amérique latine, ont été aperçues profitant du confinement imposé aux humains en raison du coronavirus pour prendre leurs aises dans la station balnéaire de Mar del Plata, sur la côte Ouest de l'Argentine. Ces "lions de mer", que les vacanciers ont l'habitude d'observer sur la côte de cette grande ville de 750.000 habitants, profitent de cette situation inédite pour batifoler un peu plus loin que d'habitude

 

"En raison du confinement, il n'y a personne qui circule, donc les otaries s'aventurent un peu plus loin que d'habitude pour se mettre à l'abri du vent", explique Juan Lorenzani, président de la Fondation Fauna Argentina.

L'Argentine confinée depuis le 20 mars

Habitués à l’effervescence d'une ville qui accueille des milliers de touristes toute l'année, ces mammifères sauvages savourent un silence inédit depuis le 20 mars, date du début du confinement obligatoire pour les 44 millions d'Argentins.

"Ces animaux pèsent entre 350 et 500 kilos pour les plus gros", rappelle Juan Lorenzani, qui souligne qu'ils "ont la capacité de thermoréguler leur température". "En fonction du temps, ils cherchent à se mettre à l'abri du vent", ajoute le scientifique.

 

 

"C'est inhabituel", reconnaît Jorge Barcio, un habitant interrogé dans la rue alors qu'il part faire ses courses. "Les animaux profitent de la situation pour trouver un peu plus de confort", constate-t-il.