Un festival suisse, une annonce du Ministère, Madrid en plein cagnard, Mulan en VOD, un cinéaste sur les planches et du son bien saturé

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Le journal de la culture est une chronique de l'émission Culture médias
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Le festival de Locarno en Suisse débute ce mercredi et mise sur une édition mi-virtuelle, mi réelle. À partir du 15 août, les rassemblements culturels de plus de 5.000 personnes vont à nouveau être autorisés sous certaines conditions sanitaires comme le port du masque obligatoire. Le festival de Deauville va rendre hommage à Barbet Schroeder. Disney vient en effet de décider que "Mulan" sera visible dès le 4 septembre sur sa plateforme "Disney +".

Le festival de Locarno en Suisse débute ce mercredi et mise sur le futur.

C’est un des festivals de cinéma parmi les plus sélect et les plus prestigieux de la planète et comme tous les événements du genre cette année, Locarno a dû revoir sa copie. Mais plutôt que d’annuler cette manifestation, les organisateurs ont décidé de proposer une édition mi-virtuelle, mi réelle. Locarno 2020, ça se passera à la fois sur internet et dans 3 salles de la ville. Des débats, des tables rondes et des présentations de films seront visibles en ligne. Une centaine de films, courts ou longs, seront projetés à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 15 aout sur place, à Locarno. Et la particularité de cette édition, c’est d’avoir choisi de présenter une compétition de films "en devenir". Des films bloqués par la crise sanitaire, qui sont à différentes étapes de leurs productions. Ils peuvent être en pré-production, en tournage, en finalisation de montage. Tous tenteront de décrocher un prix qui les aidera à tenir le coup dans cette période si compliquée. La programmation comme à son habitude fait la part belle au cinéma d’auteur mondial. Alors si vous passez dans le coin ou si vous souhaitez découvrir les films de demain, rendez-vous sur leur site internet : www.locarnofestival.ch

C’est officiel, les salles de spectacle vont à nouveau pouvoir faire le plein.

C’est le Ministère de la Culture qui l’a annoncé hier soir. À partir du 15 août, les rassemblements culturels de plus de 5000 personnes vont à nouveau être autorisés. Alors il faudra bien évidemment respecter quelques consignes : porte du masque obligatoire, un siège de séparation entre les personnes ou les groupes de personnes. Mais les organisateurs de spectacles et de festivals commencent a retrouver un peu d’espoir. Et ce n’est pas fini puisqu’à compter du 1er septembre, les spectacles pourront se tenir sans jauge, ni autorisation préfectorale. Le Ministère de Roselyne Bachelot a promis d’autres annonces pour le 24 août. On va surveiller tout ça de très près. 

Au cinéma, un film sort à point nommé.

Ce film s’appelle "Eva en août". C’est donc un film espagnol. Nous sommes à Madrid dans la première quinzaine d’un mois d’août caniculaire. Le soleil est écrasant, l’asphalte transpire, les corps ondulent malgré tout négligemment. Au milieu de cette ville et de ces ruelles si typiques, une jeune femme : Eva. Une trentenaire qui se cherche, qui fait le point sur sa vie et qui va enchaîner les rencontres amicales et amoureuses pour mieux se retrouver. 

"Eva en aout", c’est clairement du cinéma d’auteur. On pense à la Nouvelle Vague. On pense surtout aux films d’Eric Rohmer. Et si le film est parfois un peu long, le scénario mériterait d’être un peu plus resserré, on est quand même sous le charme face à l’actrice Itsaso Arana. Son personnage est attachant. On prend un vrai plaisir à la voir déambuler et se reconstruire dans cette "vie d’avant". C’est un peu étrange de retrouver la vie madrilène d’avant le Covid. Du temps où l’on pouvait improviser une danse en duo dans la rue, se parler sans distanciation sociale, se toucher sans peur et assister à un concert collé-serré. Des petits plaisirs de la vie quotidienne qui apparaissent encore plus charmants en cette période. "Eva en août" est une petite bulle de légèreté et d’optimisme. Le film est en salle depuis ce matin.

Le festival de Deauville va rendre hommage à un cinéaste en septembre prochain. 

Ce réalisateur c’est Barbet Schroeder. Un franco-iranien mais qui a réalisé plusieurs films aux États-Unis, ce qui est une condition sine-qua-non pour être honoré par le festival du cinéma américain. On retiendra notamment de sa production outre-Atlantique les films "Barfly", "Le mystère Von Bulow" ou encore le très glaçant "Jeune femme partagerait appartement" avec Bridget Fonda et Jennifer Jason Leigh sorti en 1992. Le réalisateur donnera une master class pendant le festival. Elle sera animé par le toujours prolifique et passionnant critique de cinéma Philippe Rouyer. Alors notez bien dans votre agenda : le festival de Deauville se tiendra du 4 au 13 septembre prochain. Et Vanessa Paradis sera la présidente du Jury. So chic !

Une mauvaise nouvelle pour les salles de cinéma : "Mulan" sortira finalement directement en VOD.

Ce devait être un des blockbusters de l’été. Les exploitants misaient sur une sortie fin août pour rebooster la fréquentation et inciter les spectateurs à revenir en salle. Mais là, c’est la douche froide. Disney vient en effet de décider que « Mulan » sera visible dès le 4 septembre sur sa plateforme "Disney +", en tous cas dans les pays où cette plateforme est disponible. La France devrait donc en faire partie. Et le prix sera à la hauteur. Il faudra débourser 29,99 dollars pour voir les aventures de la jeune Mulan en live action. Disney a précisé que ce choix était exceptionnel et que cela ne signifiait pas que cette solution allait s’appliquer à ses prochaines productions. Le groupe Disney a perdu quatre milliards d’euros ce dernier trimestre en raison du confinement. Mais les chiffres de la plateforme "Disney +", eux, ne cesse de gonfler. Disney + compte désormais plus de 57 millions d’abonnés à travers le monde. 

On termine avec le groupe Bastille qui nous présente son titre "What You Gonna Do ???".

Comme son nom ne l’indique pas, Bastille est un quatuor anglais. Ils sont originaires de Londres plus précisément. Dans cette chanson, les guitares sont saturées, la mélodie est très pop. C’est assez électrique. On a envie de secouer la tête quand on l’écoute. Ça s’appelle donc "What You Gonna Do ???", avec trois points d’interrogations à la fin.