85.044 morts, l'épidémie reste sur un plateau très élevé

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Mardi soir, la France compte 85.044 morts du coronavirus.
Mardi soir, la France compte 85.044 morts du coronavirus. © Thomas SAMSON / AFP
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Mardi soir, la France compte 85.044 morts du coronavirus. Tandis que l'épidémie reste un plateau très élevé, une partie de la Côte d’Azur s’apprête à vivre les deux prochains week-ends sous cloche, mais d'autres territoires, en particulier Dunkerque et ses environs, suscitent une forte inquiétude. 
L'ESSENTIEL

Alors que l'épidémie reste sur un plateau très élevé en France, le pays compte désormais 85.044 morts du coronavirus, soit 431 de plus sur les dernières 24 heures. Après les annonces concernant les Alpes-Maritimes d'autres territoires pourraient suivre. La situation de Dunkerque suscite particulièrement l'inquiétude. Des nouvelles mesures de restrictions pourraient y être adoptées, à la demande du Premier ministre Jean Castex.

Aux Etats-Unis, c'est un chiffre effrayant autant que spectaculaire qui fait l'actualité. Lundi soir, la barre des 500.000 morts dus au coronavirus a été franchie outre-Atlantique, comme une piqûre de rappel de combien la situation sanitaire reste grave dans le monde entier, malgré la lueur d'espoir que constituent les vaccins. Mais sur ce front aussi, la situation reste tendue, très peu de pays concentrant la très grande majorité des doses administrées. Suivez l’évolution de la situation en direct.

Les principales infos à retenir :

  • Le bilan grimpe à 85.044 morts, la pression hospitalière reste très élevée 
  • Castex appelle à  "des mesures supplémentaires de freinage" à Dunkerque
  • Une grande partie de la Côte d’Azur va subir un confinement lors des deux prochains week-ends
  • Les vaccins commencent à donner des résultats dans plusieurs pays, mais le manque d’égalité en la matière est dénoncée par l’ONU

85.044 morts, la pression hospitalière reste très élevée

La France compte 85.044 morts du coronavirus selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement. Cela représente 431 décès de plus en 24 heures. La pression hospitalière demeure très élevée, avec une légère hausse des réanimations constatée ce mardi. Une légère baisse des hospitalisations est néanmoins à noter. La tendance sur une semaine semble indiquer une dégradation lente de la situation. Les contaminations sont en hausse ainsi que les nouvelles réanimations tandis que le nombre total de personnes hospitalisées reste stable en très légère hausse.

Par ailleurs, la vaccination en entreprise va débuter à la fin de la semaine. C'est ce qu'a confirmé mardi sur Europe 1 Elisabeth Borne, la ministre du Travail, qui a affirmé qu'il s'agissait là tout à la fois d'une demande des entreprises et d'une participation à l'effort global de vaccination. 

"Des mesures de freinages supplémentaires" à Dunkerque

Au lendemain de l'annonce d'un premier confinement local, sur la zone littoral de la Côte d'Azur, la question se pose dans d'autres territoires, également frappés de plein fouet par l'épidémie. C'est surtout vrai dans la région de Dunkerque, où le taux d'incidence (nombre de cas pour 100.000 habitants), dépasse les 900. Retrouvez ici notre décryptage

"Des mesures supplémentaires de freinage" de l'épidémie vont ainsi être mises en place à Dunkerque à l'issue d'une concertation avec les élus, a annoncé mardi Matignon après un entretien dans la matinée entre Jean Castex et le maire de la ville Patrice Vergriete. Le Premier ministre, qui a constaté la "forte dégradation des indicateurs sanitaires ces dernières heures, "demande à ce que le travail de concertation locale des élus et des autorités publiques du territoire permette de définir la réponse la mieux adaptée à la situation", a indiqué Matignon. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a échangé lundi soir avec Patrice Vergriete et ses services ont confirmé qu'il se rendrait sur place mercredi.

La Côte d’Azur confinée lors des deux prochains week-ends

Lundi, le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé des restrictions supplémentaires localisées. La zone concernée s'étend de Menton à Théoule-sur-Mer, soit près de 90% de la population du département. Les communes de Nice et de Cannes sont notamment concernées. Lors des deux prochains week-ends, les déplacements seront ainsi interdits de vendredi, 18 heures, au lundi, 6 heures, sauf motifs d'exception.

Les galeries commerciales de plus de 5.000 mètres carrés seront fermées dans le département, à l'exception des pharmacies et des commerces alimentaires. Pour les commerces de plus de 400m2, la jauge passera de 10 à 15 m2 par visiteur. Enfin, les contrôles aux frontières seront renforcés, à l'aéroport ou encore sur les routes, avec des tests PCR aléatoires organisés par les forces de l'ordre. 

XV de France : pas de nouveau cas de Covid après les derniers tests

Aucun nouveau cas de Covid n'a été détecté au sein du XV de France à la suite des derniers tests réalisés lundi soir sur l'ensemble des joueurs et de l'encadrement, a annoncé mardi matin dans un bref communiqué la Fédération française de rugby (FFR). Un répit bienvenu pour les Bleus, sur lesquels les mauvaises nouvelles avaient plu ces derniers jours à l'approche de leur troisième match du Tournoi des six nations, dimanche contre l'Ecosse au Stade de France.

Après le sélectionneur Fabien Galthié, le demi de mêlée vedette Antoine Dupont et plusieurs autres cadres de l'équipe, cinq nouveaux joueurs dont le capitaine Charles Ollivon ont été testés positifs au Covid-19 et invités lundi à se mettre à l'isolement. Au total, quatorze cas ont été identifiés dans l'ensemble du groupe, joueurs et staff confondus, depuis la victoire de la France en Irlande (15-13) le 14 février.

Les Bleus sont privés, pour affronter l'Ecosse, de plus de la moitié de leurs titulaires depuis le début du Tournoi, dont ils sont leaders après les deux premières journées. Le comité organisateur de la compétition doit se prononcer mercredi sur un éventuel report de la rencontre.

Plus de 500.000 morts aux Etats-Unis

"Davantage d'Américains sont morts pendant cette pandémie que lors de la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre du Vietnam combinées", a souligné lundi le président Joe Biden dans une proclamation, moins d'un an après l'annonce, le 29 février 2020, du premier mort du virus aux Etats-Unis. Le pays déplore désormais depuis lundi soir plus de 500.000 décès. Le seuil des 400.000 décès avait été dépassé un mois plus tôt, à la veille de l'investiture de Joe Biden, qui a fait de la lutte contre l'épidémie la priorité absolue de son début de mandat. Le rythme accéléré de la vaccination donne toutefois de l'espoir au pays, a précisé le chef de l'Etat.

L’ONU dénonce "le nationalisme vaccinal"

Partout, les gouvernements misent sur les injections pour tenter de venir à bout de la pandémie : plus de 210 millions de doses de vaccins anti-Covid ont été administrées dans le monde. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dénonce toutefois "le nationalisme vaccinal", soulignant qu'"à eux seuls, dix pays se sont partagés plus de trois quarts des doses de vaccin contre le Covid-19 administrées à ce jour".

Sommé d'accorder la priorité à l'Inde, le Serum Institute of India, plus grand fabricant mondial de vaccins qui produit le vaccin d'AstraZeneca sous le nom de Covishield, a ainsi demandé aux pays en attente d'approvisionnement d'être "patients". L'Inde veut vacciner 300 millions de personnes d'ici juillet et a pris du retard avec à peine plus de 11 millions de doses administrées. Dans l'Etat le plus touché du pays, le Maharashtra (110 millions d'habitants) qui abrite la capitale économique Bombay, de nouvelles restrictions ont été imposées lundi après une recrudescence des contaminations.

L'Australie a quant à elle donné lundi le véritable coup d'envoi de sa campagne de vaccination. Quelque 60.000 doses sont prêtes à être injectées cette semaine, auprès des personnels soignants, policiers ou résidents de maisons de retraite.

Une liste de de "VIP" indûment vaccinés en Argentine

Le ministère argentin de la Santé a publié lundi une liste de 70 personnes ayant indûment reçu le vaccin contre le Covid-19, dont la révélation avait déclenché le scandale des "vaccins pour VIP". Elle comprend le président Alberto Fernandez et les membres de son cabinet, ainsi que le ministre de l'Economie, Martin Guzman, l'ambassadeur argentin au Brésil ou encore l'ancien président Eduardo Duhalde, son épouse et leurs enfants.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP