Coronavirus : Castex confirme le masque obligatoire dans les lieux publics clos au plus tard le 1er août

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Masques
Le masque sera obligatoire dans les lieux publics au plus tard le 1er août, a annoncé Jean Castex. © AFP
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Face à la crise du coronavirus, le masque sera rendu obligatoire dans les lieux publics clos au plus tard le 1er août. Le gouvernement a détaillé son arsenal de mesures économiques par l'intermédiaire de Jean Castex, mercredi après-midi. Dans le monde, la pandémie continue de s’aggraver, contraignant certains pays, comme l’Inde, à reconfiner des millions de personnes. Mais une lueur d’espoir a surgi grâce à une firme américaine, qui s'apprête à lancer la phase finale de ses essais cliniques.

Quelle France de l'après-coronavirus, qui a fait 30.120 morts selon le dernier bilan communiqué mercredi soir ? Lors de sa déclaration de politique générale, Jean Castex a détaillé le plan de relance de l'économie, d'une montant de 100 milliards d'euros. Il s'est également exprimé sur la question des masques obligatoires dans les lieux clos. En France, la journée a été également marquée par la réouverture de Disneyland.

Dans le monde, les jours passent et l’épidémie continue sa progression. La mesure la plus spectaculaire est venue mardi de l’Inde, qui a décidé de reconfiner deux régions, pour un total de 140 millions de personnes. Un espoir, tout de même, est venu des États-Unis, où une firme biotech a annoncé entrer dans la phase finale des essais cliniques de son vaccin.

Les principales infos à retenir :

  • L'épidémie de coronavirus a fait 30.120 morts en France
  • Castex confirme le masque obligatoire au plus tard le 1er août
  • Le plan de relance de l'économie française comprend un large volet industriel
  • Une firme américaine de biotech a annoncé lancer la phase finale de test de son vaccin
  • L’Inde reconfine deux régions, 140 millions de personnes sont concernées

Masques obligatoires : Castex confirme la date du 1er août au plus tard

Jean Castex a confirmé mercredi que le port du masque serait rendu obligatoire dans "les commerces et les lieux recevant du public" clos au plus tard le 1er août, dans un entretien avec des lecteurs du Parisien. L'hypothèse d'une telle obligation avait été avancée mardi par Emmanuel Macron, évoquant "par exemple" la date du 1er août. "Si on constatait avant cette date que l'épidémie reprenait, on avancerait cette échéance mais ce n'est pas la peine d'angoisser la population", a précisé le Premier ministre.

6 milliards d'investissement dans le système de santé

Quelques jours après l'annonce d'un accord dans le cadre du Ségur de Santé, avec notamment une augmentation des salaires des soignants, Jean Castex a annoncé un plan d'investissement de 6 milliards d'euros dans le système de santé. Cette somme va s'ajouter aux 13 milliards d'euros de reprise de la dette hospitalière d'ores et déjà prévu par le gouvernement après la crise du coronavirus.

"L'objectif est de donner davantage de souplesse aux établissements, d'intégrer la qualité des soins dans les règles de financement des hôpitaux et des médecins de ville" et "de mettre l'accent sur la prévention", a précisé le chef du gouvernement.

Le plan de relance contiendra 40 milliards d'euros pour l'industrie, 20 milliards pour l'écologie

Jean Castex a également détaillé le plan de relance de l'économie de 100 milliards d'euros annoncé mardi par Emmanuel Macron. 40 milliards d'euros seront notamment consacrés à l'industrie. "Notre industrie s'est affaiblie. (…) Nous sommes aujourd'hui trop dépendants de nos partenaires extérieurs, et insuffisamment présents sur certains secteurs stratégiques. Nous consacrerons, dans le cadre du plan de relance, 40 milliards d'euros pour que cela change", a-t-il dit.

Le plan de relance consacrera également "plus de 20 milliards d'euros" à la rénovation thermique des bâtiments, à la réduction des émissions et au soutien des "technologies vertes". Les objectifs seront également de "réduire les émissions des transports et de nos industries, produire une alimentation plus locale et durable, soutenir les technologies vertes de demain comme les batteries, mieux recycler et moins gaspiller", a détaillé le chef du gouvernement.

Disneyland Paris a rouvert ses portes

Le masque est déjà de rigueur pour la réouverture au public de la première destination touristique privée en Europe, Disneyland Paris, qui a eu lieu mercredi, avec une capacité d'accueil limitée, après quatre mois de fermeture pour cause de pandémie.

Pour les communes alentour, c'est un soulagement, même si le retour à la normale n'est pas pour tout de suite. "Disneyland rouvre à perte, soyons clairs", selon Philippe Descrouet, le maire de la commune voisine de Serris, interrogé par Europe 1. "C'est important pour la vie économique locale : Disneyland représente, pour nous, des recettes fiscales non négligeables : c'est pratiquement 75% des recettes du territoire. Comme on est la première destination touristique et commerciale d'Europe, je vous laisse imaginer ce que peut représenter la fermeture complète.... Il y a Disney, mais aussi tout ce qui va autour."

Un vaccin en bonne voie aux États-Unis

Alors que les mauvaises nouvelles s’enchaînent, c’est une annonce qui a fait du bien dans le marasme ambiant. La firme américaine de biotech Moderna a en effet annoncé qu'elle s'apprêtait à lancer la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin contre le Covid-19. Le groupe, qui bénéficie de 483 millions de dollars du gouvernement américain et figure parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin, vient de publier des résultats préliminaires prometteurs dans le New England Journal of Medicine.

L'objectif principal de son étude, qui fera appel à 30.000 personnes aux Etats-Unis et démarrera le 27 juillet sera de savoir si son vaccin expérimental est sûr et prévient l'infection par le SARS-CoV-2. Si une personne est malgré tout infectée, il s'agira aussi de savoir s'il peut prévenir la progression vers des symptômes ou l'apparition de cas graves. L'étude devrait durer jusqu'au 27 octobre 2022 mais des résultats préliminaires devraient être communiqués bien avant cette date.

Si la formule retenue pour les essais se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et "possiblement jusqu'à 1 milliard". Moderna n'est pas seule en piste dans la lutte à mort engagée contre le virus. La compagnie chinoise SinoVac est aussi à un stade avancé des recherches, et l'agence russe TASS a annoncé que des chercheurs russes avaient achevé les essais cliniques pour un vaccin, mais ces derniers n'ont pas rendu les données publiques.

30.120 morts en France, nouveau reflux épidémique

Dans le dernier bilan, communiqué mercredi par le ministère de la Santé, le nombre total de morts s'élève à 30.120.. Les chiffres de la mortalité dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux ont été actualisés pour la première fois depuis une semaine, ce qui explique au moins en partie le nombre de 91 décès en plus par rapport au bilan communiqué lundi soir. À l'hôpital, le nombre de morts s'élève à 19.579 mercredi contre 19.553 lundi. 

Le reflux épidémique se confirme cependant, avec une nouvelle baisse des réanimations. 482 patients sont encore dans les services des réanimations mais le solde reste négatif avec 10 cas graves en moins par rapport à lundi. 6.915 personnes sont hospitalisées, contre 6.983 lundi.

L’Inde reconfine 140 millions de personnes, le Brésil et les États-Unis toujours submergés

L'Inde s'apprête à reconfiner près de 140 millions d'habitants (sur une population totale de 1,3 milliard) dans la région de Bangalore et dans celle, très pauvre, du Bihar. Idem en Catalogne où, après un bras de fer judiciaire, près de 160.000 personnes sont contraintes de se reconfiner, autour de la ville de Lérida. 

Le Brésil, l'un des pays les plus gravement touchés au monde a enregistré de son côté 1.300 morts supplémentaires ces 24 dernières heures, à plus de 74.000 décès et frise à lui seul les 2 millions de personnes contaminées. Les grandes écoles de samba menacent par ailleurs de ne pas participer au carnaval de Rio de Janeiro en février 2021.

Aux Etats-Unis, la flambée de cas qui affecte le Sud et l'Ouest du pays s'est poursuivie : quelque 63.262 nouvelles infections sont apparues depuis lundi, portant le total à plus de 3,42 millions et la maladie y a fait 850 nouvelles victimes, portant le bilan total à 136.432 décès. À ce stade, la maladie a infecté plus de 13 millions de personnes dans le monde et fait plus de 570.000 morts.