Discours de politique générale : Castex annonce six milliards d'euros d'investissement dans le système de santé

, modifié à
  • A
  • A
Jean Castex a annoncé mercredi un plan d'investissement de six milliards d'euros dans le système de santé. (photo d'illustration)
Jean Castex a annoncé mercredi un plan d'investissement de six milliards d'euros dans le système de santé. (photo d'illustration) © AFP
Partagez sur :
Lors de son discours de politique générale devant les députés ce mercredi, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un investissement de six milliards d'euros dans le système de santé. 

Au lendemain de manifestations des soignants contre les accords du "Ségur de la Santé", le Premier ministre , venant s'ajouter aux 13 milliards d'euros de reprise de la dette hospitalière d'ores et déjà prévu par le gouvernement.

"Notre système de santé a été rudement mis à l'épreuve au cours de la crise"

Ces "six milliards d'euros de soutien supplémentaire en investissement" viendront s'ajouter aux 8,1 milliards d'euros déjà annoncés pour améliorer la rémunération des personnels hospitaliers dans le cadre du "Ségur de la santé", a précisé Jean  Castex dans son discours de politique générale à l'Assemblée nationale. "Notre système de santé a été rudement mis à l'épreuve au cours de la crise due au coronavirus et justifie aujourd'hui" cet "investissement inédit", a estimé le chef du gouvernement. "L'objectif est de donner davantage de souplesse aux établissements, d'intégrer la qualité des soins dans les règles de financement des hôpitaux et des médecins de ville" et "de mettre l'accent sur la prévention", a-t-il poursuivi. 

"Attirer davantage de médecins dans nos territoires"

Concernant la prévention, considérée souvent comment le parent pauvre du système de santé français, Jean Castex a dit vouloir "développer les actions sport-santé" et "impliquer davantage les élus des territoires". "C'est également en partant des territoires que nous progresserons sur le sujet de l'accès à un médecin de ville", a souligné le Premier ministre, disant vouloir "attirer davantage de médecins dans nos territoires" et "permettre à ceux qui y exercent déjà de travailler autrement, avec moins de charges administratives et plus de temps médical".

"Développer la télémédecine"

"Il faut aussi développer la télémédecine, qui a connu un essor spectaculaire pendant la crise du Covid et dont il faut maintenant consolider la place dans les pratiques médicales", a-t-il ajouté. Emmanuel Macron avait promis durant l'épidémie du nouveau coronavirus un "plan massif d'investissement et de revalorisation de l'ensemble des carrières" dans les hôpitaux, confrontés à des difficultés chroniques depuis plusieurs années. "L'investissement dans les bâtiments, les équipements et le numérique sera également massif: nous dégagerons au total entre 15 et 20 milliards d'euros", avait-il précisé début juillet dans un entretien accordé à la presse régionale.

Le chef de l'Etat n'avait toutefois pas indiqué quel montant exact, sur cette enveloppe globale, il entendait consacrer à l'investissement, qui englobait également une forte reprise de dette pour les hôpitaux. Cette dernière, annoncée dans le cadre du "plan hôpital" décidé à l'automne 2019, s'élève au total à 13 milliards d'euros, intérêts compris. La dette totale des hôpitaux publics français atteint aujourd'hui près de 30 milliards d'euros, hors intérêts. "L'objectif est de donner davantage de souplesse aux établissements, d'intégrer la qualité des soins dans les règles de financement des hôpitaux et des médecins de ville" et "de mettre l'accent sur la prévention", a précisé le chef du gouvernement dans son discours de politique générale.