"On n'est pas libres" : à La Ciotat, les règles de la plage "dynamique" désarçonnent

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Plage dynamique nice coronavirus 1:16
Si, avec le déconfinement, les plages sont ouvertes au public, il est interdit de s'y installer pour bronzer (photo d'illustration) © AFP
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Depuis le 11 mai, les plages peuvent rouvrir sous décision du préfet, avec des règles strictes de distanciation physique. Aux portes de Marseille, sur la plage Lumière de La Ciotat, il est compliqué pour les autorités de faire respecter les règles, qui ne sont pas comprises par les habitants, qui pointent leur aspect contradictoire. 
REPORTAGE

Les plages peuvent accueillir du public, mais sous certaines conditions. Alors que la France va entrer dans sa deuxième semaine de déconfinement lundi, nombreux sont ceux qui, après presque deux mois sans pouvoir sortir de chez eux, décident d'aller faire un tour sur les plages. Avec le ciel ensoleillé, les autorités craignent des rassemblements ou un non-respect de la distanciation physique. C'est pour cela que si les Français peuvent se baigner dans la mer ou l'océan, ils ne peuvent pas s'asseoir sur la plage ou s'allonger pour bronzer : il faut rester dynamique. 

 "On n'est pas libres"

Résultat, aux portes de Marseille, sur la plage Lumière de La Ciotat, qui a rouvert cette semaine, c'est la frustration qui règne. "C'est assez bizarre", explique Luc, qui ne comprend pas pourquoi il ne peut pas être "statique" et rester sur la plage comme à son habitude avant le confinement. "On n'est pas libres", peste-t-il. 

S'il respecte les règles, c'est beaucoup plus compliqué pour d'autres. Car après avoir nagé, les baigneurs vont presque tous se sécher les uns à côté des autres sur le muret qui surplombe la plage, alors que l'espace sur le sable ne manque pas.

"On n'est même pas à moins d'un mètre"

Morgane a du mal à y voir clair. "Ils nous ont fait remballer les affaires parce qu'on était restés sur la plage, mais au final, contre le muret, on n'est même pas à moins d'un mètre", explique-t-elle au micro d'Europe 1. Son père, Djamel, approuve : "On n’a pas le droit d'être assis, mais on a droit de se coller contre le mur là-bas". 

Une situation contradictoire qui engendre un jeu du chat et la souris : à l’approche des patrouilles, certains vont à l’eau et reviennent ensuite à leur serviette...

Europe 1
Par Stéphane Frangy, édité par Ariel Guez