Coronavirus : le CHU de Lille fait appel aux étudiants et soignants retraités

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Ils sont déjà 200 hospitaliers à renforcer les équipes du CHU de Lille. Ils étaient 4 fois plus lors de la première vague de coronavirus.
Ils sont déjà 200 hospitaliers à renforcer les équipes du CHU de Lille. Ils étaient 4 fois plus lors de la première vague de coronavirus. © GUILLAUME SOUVANT / AFP
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Alors que la deuxième vague de coronavirus s'abat sur la France, la métropole de Lille, particulièrement touchée a activé le plan blanc. Face à l'arrivée de nombreux malades, le CHU de Lille réagit et fait appel à tous les renforts hospitaliers possibles. Parmi eux, des étudiants infirmiers et des personnels soignants retraités.
REPORTAGE

Plan blanc, ouverture de nouveaux lits, reprogrammation des opérations… Face au risque de se voir submergé par le Covid-19, le CHU de Lille réagit. Les malades les plus graves commencent à arriver, selon un médecin réanimateur, et il n'y a pas assez d'effectifs pour gérer cette deuxième vague. Alors pour faire face, toutes les ressources humaines sont mobilisés.

"S'adapter, jouer le jeu"

Les traits tirés, Karine sort de sa garde de nuit, exténuée après 12 heures de travail… Et seulement 30 minutes de pause. "On rentre, on est crevés, crevés !", souffle-t-elle au micro d'Europe 1. Étudiante infirmière en première année, elle a été réquisitionnée par le CHU, direction l'unité Covid, en réanimation. "On n'a pas vraiment eu de formation, on n'est pas encadrés", affirme-t-elle, ajoutant qu'être "lâchée comme ça en réa, c'est super compliqué".

Nouvelle, peu expérimentée, sans repères, Karine dit se sentir "comme un boulet". Et bien que les personnels soignants les ai bien accueillis, une autre infirmière explique qu'ils n'ont d'autres choix que de "s'adapter, jouer le jeu".

Déjà 200 à renforcer les équipes du CHU

"Il faut des bras aussi, pour faire face aux 15-20 entrées en hospitalisation chaque jour", explique Frédéric Boiron, directeur général du Centre hospitalier. "Nous faisons appel aux personnels récemment retraités, qui sont recensés, sollicités… Il y a les étudiants médecins aussi, les internes âgés comme on dit", poursuit-il. "Nous faisons des recrutements externes sur le marché du travail. Infirmiers et aides soignants en majorités."

Et dans cette situation, chaque poste compte. Ils sont déjà 200 à renforcer les équipes du CHU - quatre fois moins que lors de la première vague. 

Europe 1
Par Maximilien Carlier, édité par Pauline Rouquette