Coronavirus : 24.760 décès en France, l'état d'urgence sanitaire prolongé

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Le coronavirus a fait plus de 24.760 morts en France. (Photo d'illustration)
Le coronavirus a fait plus de 24.760 morts en France. (Photo d'illustration) © JOEL SAGET / AFP
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Alors que le gouvernement prolonge l'état d'urgence sanitaire, le bilan français du Covid-19 fait état ce samedi soir de 24.760 morts. De son côté, la carte du déconfinement des départements reste inchangée, à l'exception de la région PACA qui passe au vert. 
L'ESSENTIEL

L'état d'urgence sanitaire est prolongé de deux mois, jusqu'au 24 juillet. Dans le même temps, le bilan humain de la crise sanitaire s'est encore alourdi vendredi, avec plus de 24.700 morts en France et plus de 240.000 décès en Europe.

Les principales informations à retenir : 

  • L'état d'urgence sanitaire est prolongé jusqu'au 24 juillet
  • L'épidémie de coronavirus a fait 24.760 morts en France
  • Les masques chirurgicaux sont vendus dans les pharmacies dès samedi et dès lundi dans les supermarchés, mais les professionnels de santé et des parlementaires s'interrogent sur ces stocks
  • Plus de 240.000 morts dans le monde, dont 140.000 en Europe, qui compte plus d'un million et demi de cas déclarés

24.760 morts en France

La France compte ce samedi soir 24.760 décès du coronavirus, soit 166 de plus sur les dernières 24 heures, a annoncé samedi la Direction générale de la santé dans un communiqué de presse. Dans le détail, 15.487 personnes sont mortes dans les hôpitaux et 9.273 dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Par ailleurs, 25.827 personnes sont actuellement hospitalisées du Covid-19, et on dénombre désormais 3.827 patients en réanimation, soit 51 personnes de moins depuis vendredi.  

Le gouvernement prolonge l'état d'urgence sanitaire

Le gouvernement, réuni ce samedi matin en Conseil des ministres, a adopté le projet de loi prolongeant pour deux mois, jusqu'au 24 juillet, l'état d'urgence sanitaire contre le Covid-19. Le texte, qui comporte sept articles, vise à "conforter le cadre juridique" et "l'élargir" pour "y intégrer les enjeux du déconfinement", qui doit débuter le 11 mai, a précisé le ministre de la Santé et des Solidarités Olivier Véran. Son examen au Sénat est prévu dès lundi, avant qu'il ne soit transmis l'Assemblée nationale en vue d'une adoption définitive dans la semaine. Ce prolongement à de nombreuses conséquences qu'Europe 1 vous détaille dans cet article.

La polémique monte sur les masques

À dix jours du déconfinement, le gouvernement a décidé de plafonner le prix de vente des masques chirurgicaux à 95 centimes l'unité, mais pas celui des masques en tissu, en raison de la diversité des modèles et de leur provenance. Ces masques chirurgicaux seront vendus dès samedi dans les pharmacies, et dès lundi dans les grandes surfaces.

Mais ce dernier point a provoqué la colère des ordres des professions de santé qui ont publié vendredi, un texte au vitriol. Ils y dénoncent le nombre "sidérant" de masques proposés à la vente par la grande distribution, alors même que les soignants en ont manqué. Face à cette situation, la sénatrice de Gironde et vice-présidente de la Commission des lois, Nathalie Delattre, a demandé l'ouverture d'une commission d'enquête afin de déterminer si la grande distribution a constitué des stocks de masques alors que la France en manquait. "Il faut s'interroger sur la chaîne de décisions nationale afin de savoir s'il y a eu des défaillances ou non", a-t-elle déclaré sur Europe 1 samedi.

La carte de l'épidémie reste inchangée, à l'exception de la région PACA 

La nouvelle carte de déconfinement présentée ce samedi soir par les autorités sanitaires, qui fait la synthèse de deux indicateurs (circulation active du virus et les capacités de réanimation), est identique à celle de la veille, à l'exception de la région PACA qui passe en vert. La France compte donc désormais 32 départements rouges (inchangé), 22 oranges (contre 28 la veille) et 47 verts (contre 41 la veille). 

Dans les départements en vert, une moindre présence du virus permettra d'organiser un déconfinement plus large. Ceux en orange (une catégorie provisoire) ne présentent qu'un seul des deux critères favorable - la circulation active du virus ou les capacités en réanimation. 

Vendredi, la deuxième version cette même carte avait corrigé "des erreurs de comptage" dans plusieurs départements, notamment la Haute-Corse. Un soulagement et "un message d'optimisme" pour Gilles Simeoni, président nationaliste du Conseil Exécutif de Corse, invité vendredi soir d'Europe 1.

Réouverture massive d'écoles le 11 mai ?

La "majorité des écoles" maternelles et primaires rouvrira le 11 mai, date du début du déconfinement progressif dans l'Education nationale, a affirmé Jean-Michel Blanquer dans une interview au Figaro. "Je pense que la majorité des écoles rouvrira (le 11 mai) partout sur le territoire ainsi que la majorité des collèges en zone verte", à partir du 18 mai, a déclaré le ministre de l'Education nationale dans un entretien mis en ligne sur le site du quotidien. Le gouvernement a fixé la jauge maximale à 15 enfants par classe, dans le cadre de son plan de déconfinement, en raison de la pandémie de coronavirus.

De son côté, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a pointé sur Europe 1 le flou qui entourait la rentrée des classes. "Il y a beaucoup de questions qui restent sans réponses et je trouve que le ministre de l’Éducation est très optimiste. Est-ce qu’on pourra être licencié par peur d’envoyer son gamin à l’école, parce qu’on restera à la maison ?", a-t-il notamment demandé. "Dans les communes où les écoles ne vont pas rouvrir, comment ça va se passer ? Et s’il y a plus de quinze enfants par classe, s’il y en a 17 ou 18, comment on va faire ? Quels parents vont être obligés" de récupérer les leurs ?"

Macron promet des mesures mercredi pour la culture

Emmanuel Macron a promis samedi de "premières décisions" mercredi, pour le monde de la culture, à l'arrêt complet et en grande difficulté depuis le confinement imposé dans la lutte contre le coronavirus. "Aux artistes qui se sont exprimés, je veux dire que je les entends. L'État continuera de les accompagner, protègera les plus fragiles, soutiendra la création. L'avenir ne peut s'inventer sans votre pouvoir d'imagination", a écrit le chef de l'Etat, dans un tweet posté samedi après-midi.

Deux milliards d'euros de manque à gagner pour la SNCF, selon son PDG

La SNCF a déjà subi un manque à gagner de deux milliards d'euros du fait de la crise sanitaire provoquée par l'épidémie de Covid-19, a déclaré samedi son PDG Jean-Pierre Farandou. "On est à peu près à deux milliards d'euros de chiffre d'affaires qui nous manquent" en raison de l'épidémie, a-t-il indiqué sur France Inter, évoquant un "choc violent" se cumulant avec le milliard de manque à gagner subi pendant la grève contre la réforme des retraites.

Plus de 240.000 morts dans le monde

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 240.000 morts dans le monde, dont plus de 85% en Europe et aux Etats-Unis, depuis son apparition en Chine en décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi à 15h30 GMT. Au total, 240.231 décès ont été recensés dans le monde, dont 141.475 en Europe, continent le plus touché. Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (65.173), devant l'Italie (28.236), le Royaume-Uni (28.131), l'Espagne (25.100) et la France (24.594).

On dénombre désormais également plus de 3.350.224 cas d'infection à travers le monde, dont 1.506.853 sur le Vieux continent. Cinq pays comptent sur ce dernier plus de 150.000 cas : l'Espagne (215.216), l'Italie (207.428), le Royaume-Uni (177.454), la France (167.346) et l'Allemagne (161.703).