La carte du coronavirus repasse en vert pour la Haute-Corse : "C'est un message d'optimisme"

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Pour le président nationaliste du Conseil Exécutif de Corse Gilles Simeoni, le passage de la Haute-Corse en vert sur les cartes du déconfinement du gouvernement est un soulagement. Au micro d'Europe 1 ce vendredi, il évoque une "erreur assez grossière" dans la carte de la veille.
INTERVIEW

C'était bien une erreur. Classée en "rouge" dans les premières cartes du déconfinement dévoilées par le ministre de la Santé Olivier Véran jeudi soir, la Haute-Corse est bel et bien classée "verte" ce vendredi soir. Un changement qui confirme ainsi les doutes émis par l'Agence régionale de Santé (ARS) de Corse, dès la première présentation des cartes, au niveau de la comptabilisation des cas de Covid-19 à Bastia. Un soulagement et "un message d'optimisme" pour Gilles Simeoni, invité vendredi soir d'Europe 1.

Une "erreur assez grossière"

Le président nationaliste du Conseil Exécutif de Corse évoque une "erreur assez grossière" : "On a confondu le nombre de personnes contaminées avec celui des personnes s'étant présentées à l'hôpital en craignant de l'être". Une différence "conséquente" qui a donc conduit la partie Nord de l'Île de Beauté a être classée dans la mauvaise catégorie. "J’espère que cette nouvelle carte aura autant de retentissement que la première qui avait quand même laissé les Corses très perplexes. Mais cela ne change rien sur le fond, il faut continuer de se battre contre l'épidémie", martèle l'élu dans le "Grand journal du soir".

"Lorsque le confinement est respecté de façon sérieuse et discipliné, il y a des résultats"

De là à accélérer le déconfinement de la Corse ? "Non, mais c'est un signe positif, cela montre que lorsque le confinement est respecté de façon sérieuse et discipliné, il y a des résultats. Mais il ne faut pas crier victoire" insiste-t-il. "Depuis le "début de cette crise, on a en permanence essayé de faire primer le souci de la sécurité publique en étant extrêmement rigoureux, et on va continuer à l'être."

Vers un principe de "non ouverture des écoles corses" le 11 mai ? 

Une prudence et une rigueur qui se retranscrit également dans la délicate question de la réouverture des écoles. Pour y répondre, la Corse a engagé "une large concertation avec les maires, l'ensemble du monde éducatif, le préfet, et la rectrice", indique Gilles Simeoni au micro d'Europe 1. "Sans préjuger du résultat", du vote qui doit avoir lieu jeudi prochain, l'élu avance que la "tendance générale est plutôt à un principe de non ouverture, avec éventuellement des exceptions". 

Europe 1
Par Ugo Pascolo