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avec AFP , modifié à
Le coronavirus continue de circuler dans le monde et a déjà fait plus de 810.000 morts dans le monde, dont 30.544 en France. Pour faire face à la hausse de l'épidémie, de nouvelles mesures sanitaires s'appliquent dans les Bouches-du-Rhône mercredi. 
L'ESSENTIEL

À une semaine de la rentrée, le coronavirus continue de circuler de manière "préoccupante" en France, tandis que le gouvernement a refusé, mardi, de rendre les masques gratuits pour les plus de 11 ans. Pour lutter contre l'épidémie de nouvelles mesures ont été prises à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône : le masque est obligatoire dans toute la cité phocéenne, les bars et les restaurants ferment dès 23 heures dans toutes les Bouches-du-Rhône. Un dispositif qui entre en application dès mercredi, à 23 heures.

Les principales informations à retenir :

  • De nouvelles mesures sanitaires s'appliquent à partir de mercredi dans les Bouches-du-Rhône
  • Le gouvernement refuse de rendre les masques gratuits pour les plus de 11 ans
  • Le nombre de morts s'établit à 30.544 en France, avec une circulation du virus "préoccupante"
  • Le coronavirus a fait plus de 810.000 morts dans le monde

Renforcement des mesures sanitaires à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône

Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur a annoncé ce mardi un renforcement des mesures de lutte contre le Covid-19, avec l'obligation du port du masque dans tout Marseille et la fermeture des bars et restaurants à 23 heures dans toutes les Bouches-du-Rhône. Ces mesures, qui entreront en application mercredi à 23 heures, ont été décidées face à la forte accélération de l'épidémie de coronavirus dans le département des Bouches-du-Rhône, avec un taux d'incidence de 177 pour 100.000 dans la seconde ville de France et de 131 sur 100.000 pour le département, contre environ 33 pour 100.000 en moyenne nationale, selon les chiffres indiqués par la préfecture de région dans son communiqué.

Plus de 30.500 morts en France, la dynamique reste "préoccupante"

Si le nombre de décès augmente beaucoup moins fortement qu'au printemps, avec 30.544 morts au total, le nombre de cas continue de croître, tout comme le taux de positivité. Entre les bilans communiqués lundi et mardi, il passe ainsi de 3,6% à 3,7%, ce qui montre une progression de la circulation du virus. C'est ce qui explique que la Direction générale de la santé perçoit "une dynamique de l'épidémie" qui "reste préoccupante".

Toutefois, le nombre d'hospitalisations diminue, de 4.690 à 4.600 personnes prises en charge. Mais celui des réanimations, qui fluctue régulièrement, croît dans le même temps, de 399 à 410, avec 49 admissions sur les dernières 24 heures. On vous explique pourquoi la hausse du nombre de cas est plus forte que celle des hospitalisations dans cet article.

100 millions de masques produits par semaine en décembre…

La France pourra produire 100 millions de masques sanitaires (chirurgicaux et FFP2) par semaine en décembre et n'est plus dépendante de la Chine, a indiqué mardi la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, sur CNews. "Nous produisons 50 millions de masques sanitaires par semaine", a dit la ministre, assurant que l'objectif d'une capacité de 60 millions en octobre sera tenu. 
Et "nous serons à 100 millions de masques sanitaires - FFP2 et chirurgicaux - en décembre", a-t-elle poursuivi. "Nous avons donc multiplié par 30 notre production de masques sanitaires."

"Nous ne sommes plus dépendants de la Chine", a ajouté la ministre, car la France peut s'appuyer sur sa production nationale et sur la production européenne. "Si la Chine ferme, nous sommes capables de faire face", a-t-elle résumé.  "Le point de difficulté aujourd'hui", ce sont "les gants", dont la fabrication dépend de l'approvisionnement en latex, a noté la ministre.

… mais la gratuité refusée par le gouvernement

Le gouvernement a tranché : les masques, rendus obligatoires dès le 1er septembre pour les élèves de plus de 11 ans, ne seront pas gratuits. Selon une information du Parisien confirmée par Europe 1, ils resteront à la charge des familles. "L'État, et le contribuable français, n'a pas vocation à payer des masques pour tout le monde, tout le temps", affirmait Emmanuel Macron sur TF1, il y a un mois.

Il y a cependant une exception : les masques seront fournis aux plus précaires, notamment les familles qui peuvent difficilement acheter des masques pour les collégiens. Les ménages "en grande difficulté", comme l'indiquait le ministre Jean-Michel Blanquer, seront ainsi aidés.

L'État promet un soutien durable aux PME

Les PME bénéficieront d'un soutien durable de l'État, non seulement par une extension des délais de remboursement des actuels prêts garantis, mais aussi par un nouveau système d'emprunts à très long terme, a annoncé Bruno Le Maire, ministre de l'Economie. "Il est de notre intérêt collectif à tous que les PME puissent faire face à leurs échéances de remboursement et se redressent", a-t-il déclaré lors d'un entretien à nos confrères du journal Les Echos. "Beaucoup (des entreprises) ne seront pas en mesure de rembourser leur PGE au bout d'un an (...) et demanderont donc à étendre la durée de remboursement", a reconnu Bruno Le Maire, qui admet que la crise ne sera pas effacée en quelques mois.

Masques, protocole sanitaire : dans les écoles, la rentrée se prépare

À une semaine de la rentrée des élèves, de nombreuses questions restent en suspens chez les parents et les enseignants. Ces derniers dénoncent notamment le flou autour du protocole élaboré par le ministère de l'Éducation nationale en cas de contamination au Covid-19 dans un établissement. Les équipes de Jean-Michel Blanquer assurent être prêtes, mais les professeurs disent ne pas avoir encore reçu de consignes précises. On fait le point dans cet article sur le protocole prévu en cas de contamination au Covid-19 dans une classe.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a promis de fournir un masque gratuit en tissu réutilisable à chaque lycéen et apprenti après que le gouvernement a imposé le port "systématique" du masque en salle de cours au collège et lycée. Côté LREM, la question de mettre en place des distributions gratuites de masques pour les élèves anime la majorité. "C’est une mesure de bon sens", clame une macroniste auprès d'Europe 1. Le ministre est lui moins convaincu. 

Le masque obligatoire dans les universités ?

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande de "porter systématiquement un masque" en intérieur dans les établissements d'enseignement supérieur, dans un avis rendu public mardi. Dans un précédent avis début juillet, l'instance préconisait le port du masque en intérieur à l'université mais seulement quand "les règles de distanciation physique définies ne peuvent être respectées ou garanties". C'est sur cet avis que s'est basé le gouvernement pour édicter les règles pour la rentrée.

De nouvelles restrictions en Europe, l'Espagne recourt à l'armée

Lundi soir, l'Allemagne a placé les régions Île-de-France et Provence-Alpes-Côte-d'Azur en "zones à risque", a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères. Le ministère met en garde sur son site internet contre "les voyages touristiques, non indispensables" à destination de ces régions, ce qui signifie que les voyageurs revenant en Allemagne devront se soumettre à un test de dépistage et observer une quarantaine dans l'attente du résultat. Le nombre des nouvelles infections au Covid-19 dépasse dans ces régions le plafond de 50 cas pour 100.000 habitants sur sept jours, explique-t-il.

L'Espagne, qui a dépassé lundi la barre des 400.000 cas diagnostiqués, va recourir à l'armée pour aider les régions, compétentes en matière de santé, face à l'épidémie. "Le gouvernement espagnol va mettre à disposition des régions des effectifs des forces armées pour réaliser le traçage" des cas, a déclaré le Premier ministre Pedro Sanchez lors d'une allocution télévisée, en précisant que 2.000 militaires pourraient être déployés à cet effet. Le manque de moyens humains dans les régions les plus touchées a été pointé du doigt en Espagne comme l'une des raisons de la forte reprise de l'épidémie.

En Italie, l'île de Sardaigne, destination très prisée pour sa "Côte d'émeraude", s'est transformée cet été en une sorte de "hub" de facto pour le virus. Cela implique le risque que la maladie se diffuse sur tout le territoire lorsque les plus de 250.000 vacanciers qui s'y trouvent encore rentreront chez eux dans les prochains jours.

"Les patients qui ont déjà eu le Covid-19 peuvent être infectés à nouveau", selon des chercheurs

Un habitant de Hong Kong ayant guéri du Covid-19 a été de nouveau infecté par le coronavirus, plus de quatre mois après sa guérison. Ce premier cas confirmé de réinfection chez l'être humain a été annoncé, lundi, par des chercheurs de l'université de Hong Kong. "Les patients qui ont déjà eu le Covid-19 doivent avoir en tête qu'ils peuvent être infectés à nouveau et doivent respecter la distanciation physique, porter le masque et se laver les mains", a déclaré l'un des auteurs de l'étude, Kelvin Kai-Wang To. Si la nouvelle semble inquiétante en l'absence de vaccin, les spécialistes mettent toutefois en garde contre des conclusions hâtives en matière d'immunité. 

Bolsonaro loue les mérites de l'hydroxychloroquine

Le président brésilien Jair Bolsonaro a estimé lundi que l'hydroxychloroquine aurait pu sauver de nombreuses vies au Brésil, où l'épidémie de coronavirus a tué plus de 115.300 personnes en six mois. "Vous avez sauvé, à ce que je comprends, des milliers et des milliers de vies au Brésil. Si l'hydroxychloroquine n'avait pas été politisée, beaucoup de vies en plus auraient pu être sauvées", a dit Jair Bolsonaro. La molécule a été pourtant jugée inefficace et dans certains cas dangereuse face au Covid-19 par plusieurs études scientifiques.

Le Pérou dépasse les 600.000 cas, légère baisse dans le monde

Dans le même temps, le virus est de plus en plus incontrôlable en Amérique Latine. Le Pérou recensait lundi 600.438 cas de Covid-19 depuis le début de l'épidémie, 6.122 de plus que la veille. Un total de 150 nouveaux décès ont été rapportés au cours des dernières 24 heures, le plus faible bilan en deux mois et demi, portant le nombre total de morts à 27.813. L'Argentine, quant à elle, a atteint son record quotidien de décès avec 381 morts en 24 heures. Le bilan de l'épidémie est de 7.366 morts pour 350.854 cas, pour la plupart recensés à Buenos Aires. 

Le virus poursuit ses ravages sur tous les continents avec un bilan global de plus de 813.730 morts mardi soir, selon un bilan établi par l'AFP. Plus de 1,7 million de nouveaux cas de Covid-19 et 39.000 nouveaux décès ont été signalés à l'OMS la semaine dernière (17 au 23 août), ce qui représente une diminution de 5% des cas et de 12% des décès par rapport à la semaine précédente (10 au 16 août).