Covid-19 : les médecins de ville se préparent à entrer dans la campagne de vaccination

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vaccin AstraZeneca Covid-19 coronavirus 1:37
Le 25 février, les médecins généralistes commenceront à vacciner leurs patients de 50 à 64 ans présentant des facteurs de risque. © Thomas Samson, AFP
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Tandis que la France a passé la barre des 3,5 millions de doses injectées, le vaccin d'AstraZeneca vient renforcer le dispositif cette semaine. À partir de jeudi, les médecins de ville auront la possibilité de procéder à des injections du vaccin britannique sur les 50-64 ans qui présentent des comorbidités.
REPORTAGE

Plus de 3,5 millions de Français ont reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, et plus d’un million d’entre eux ont eu les deux injections. Cette semaine les médecins généralistes entrent dans la campagne avec le vaccin AstraZeneca. Ils commenceront à vacciner leurs patients de 50 à 64 ans avec des facteurs de risques à partir de jeudi ou vendredi. Europe 1 s'est rendu dans un cabinet de santé, aux Ulis, dans l’Essonne en banlieue parisienne, pour assister aux préparatifs.

 

"Diabète, insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire"

Il lui aura fallu passer un simple coup de fil à son pharmacien, la semaine dernière, pour réserver les flacons du vaccin AstraZeneca. Pascal Charbonnel, médecin généraliste aux Ulis, doit maintenant sélectionner dans sa patientèle les personnes âgées de 50 à 64 ans qui ont des facteurs de risques.

"Ce sont les affections de longue durée, diabète, insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire...", énumère le médecin. "Ce sont des gens qu'on connaît, qu'on voit régulièrement sur cette population qui est une population à risque. C'est extrêmement fluide".

"Les patients à risque ne doivent pas attendre"

Après avoir identifié les patients concernés, Pascal Charbonnel les appelle ensuite pour prendre rendez-vous avec eux et vérifier qu’ils sont toujours prêts à se faire vacciner. Certains d'entre eux questionnent l’efficacité du vaccin AstraZeneca, mais pour le médecin généraliste, il n’y a pas d’hésitation à avoir. "Entre attendre un éventuel vaccin ARN dans quelques mois et vacciner tout de suite avec un vaccin qu'on connaît, il n'y a pas photo", estime-t-il. "Je pense que les patients qui sont à risque ne doivent pas attendre quatre mois pour être vaccinés. Il faut le faire tout de suite."

 

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Comme tous les médecins généralistes, Pascal Charbonnel ne vaccinera que dix patients cette semaine, les flacons AstraZeneca n’arrivant qu’en petite quantité. Toutefois, les livraisons doivent doubler la semaine prochaine, il sera alors possible de vacciner une vingtaine de patients. Malgré tout Jacques Battistoni, président du syndicat de médecins MG France, veut voir dans cette nouvelle étape de la vaccination "un top départ, un début important". 

"Evidemment, comme depuis le début de la crise en matière de vaccination on va commencer doucement", commente-t-il au micro d'Europe Soir dimanche. "C'est un premier pas." Et s'il regrette que le gouvernement ait tardé à mobiliser les généralistes dans le dispositif, il préfère se concentrer sur l'avenir et sur les livraisons de vaccins. "Ce que nous attendons désormais, c'est d'avoir des doses en quantité suffisante pour répondre à la demande des patients, en priorité ceux qui en ont le plus besoin."

Europe 1
Par Victor Dhollande, édité par Pauline Rouquette