"Envoyé spécial" et "Complément d'enquête" : coulisses d'une soirée inédite sur le coronavirus

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Elise Lucet et Jacques Cardoze 2:32
Elise Lucet et Jacques Cardoze présenteront l'émission spéciale dédiée au coronavirus, jeudi 2 avril sur France 2. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Alors que la France vit sa troisième semaine de confinement, France 2 propose, ce jeudi soir, une émission inédite fusionnant "Envoyé spécial" et "Complément d'enquête", présentée par Elise Lucet et Jacques Cardoze. Les deux journalistes étaient jeudi les invités d'Europe 1.

C'est un événement média : les deux magazines d'information de France 2, "Envoyé spécial" et "Complément d'enquête" fusionneront en une seule et même émission ce jeudi soir. Un dispositif qui ne s'est pour l'heure produit qu'une seule fois, en novembre 2015 après les tragiques attentas du Bataclan. Le titre de cette soirée exceptionnelle : "Coronavirus : état d'urgence" avec au programme des enquêtes, reportages, des invités, le tout présenté en direct par Elise Lucet et Jacques Cardoze.

Invités de Culture média sur Europe 1, les deux présentateurs expliquent avoir voulu "écrire l'émission ensemble", contrairement à 2015 où les deux programmes se suivaient. Elle sera donc présentée conjointement par les deux figures de la chaîne. 

"On respecte absolument les gestes barrières"

"Par rapport à toute l'info de France Télévisions, au travers des JT, de Franceinfo.fr, là, l'idée, c'est de prendre du recul pour mieux comprendre cette crise inédite qui bouleverse nos vies à tous", commente Elise Lucet qui assure que toutes les précautions ont été prises par les équipes des deux magazines : "On fait très attention parce qu'on peut être nous-même des vecteurs de contamination ou être contaminés donc on respecte absolument tous les gestes barrières".

Les équipes envoyées sur le terrain sont donc parties en reportage à deux seulement, en voiture, avec l'un devant, l'autre derrière, tout en respectant la distance de deux mètres pendant les interviews de témoins, et ce, grâce à des micros perches permettant de se placer plus loin. "C'est un sens de la responsabilité qui est très fort pour tout le groupe France télévisions et ce qu'on applique pour les magazines, s'applique à tous les reporters du groupe", ajoute-t-elle, précisant que les reportages à l'étranger ont été effectués par des correspondants ou des journalistes vivant depuis longtemps là-bas. 

Du reportage et de l'enquête

L'émission fait donc la part belle au reportage avec, pour débuter le programme, des sujets allant à la rencontre des personnes qui affrontent le coronavirus chaque jour au travail. Les équipes ont ainsi réalisé un reportage à Colmar dans le Haut-Rhin pendant plus de huit jours : "Là, ce qui est fort, c'est qu'on vit avec eux cette bataille, ce courage, cette implication, cette mobilisation des équipes soignantes et qui nous donnent de l'espoir. On la vit, ce soir, au long court avec toutes les questions qu'ils se posent, tous les cas graves auxquels ils sont confrontés", raconte Elise Lucet.

Jacques Cardoze abonde : "La force de frappe d'une émission comme celle-là c'est qu'on croit avoir tout vu et quand on juxtapose, qu'on prend du recul, quand on dit aux équipes 'vous avez le temps d'enquêter', on obtient une toute autre perspective de cette crise et c'est quand même la première soirée consacrée à cette crise avec des reportages, de l'enquête, et de l'investigation". 

Des enquêtes qui s'intéressent par exemple aux conditions de sécurité au sein d'Amazon, à la course aux traitements et aux vaccins depuis les Etats-Unis mais aussi au manque de masque et aux tests de dépistage, avec le point de vue de la Corée du Sud sur le sujet. La troisième partie de l'émission sera, elle, consacrée à cette question : "Va-t-on vers un autre monde où l'on devra être plus surveillés pour organiser notre sécurité sanitaire et à quel prix ?", s'interroge Elise Lucet.

Europe 1
Par Coline Vazquez