Coronavirus : il va falloir être patient pour se faire rembourser un voyage annulé...

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Coronavirus 1:13
Le secteur du tourisme est arrêté en raison du coronavirus. © JOEL SAGET / AFP
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Le gouvernement devrait publier mercredi une ordonnance sur le report et le remboursement des voyages, alors que le secteur du tourisme est complètement bloqué depuis la crise du coronavirus. Le système des avoirs est privilégié pour les voyages annulés, même si le remboursement est bien possible.

Croisières, voyages, excursions… Depuis le début de la crise du coronavirus, ce vocabulaire a totalement disparu du quotidien des Français, confinés pour plusieurs semaines. Pan important de l'économie tricolore, le secteur du tourisme est complètement à l'arrêt. Mais pour ceux qui avaient prévu un voyage dans les semaines à venir, une ordonnance publiée mercredi en Conseil des ministres va encadrer le report et le remboursement des séjours.

Ceux qui avaient planifié un voyage annulé vont pourtant devoir attendre pour être remboursés, car leur voyagiste va d’abord leur proposer un avoir, un nouveau voyage à programmer dans un délai de 18 mois après la date de départ initialement prévue. Si, au terme de ce délai, vous n'avez pas utilisé l'avoir pour diverses raisons (choix, impossibilité financière ou de calendrier), alors vous pourrez obtenir le remboursement de votre voyage, du billet de train ou d'avion aux nuits d'hôtel. 

Deux solutions pour le voyageur

"Si on avait été amené à rembourser autrement que sous forme d'avoir l'ensemble des clients, là c'était la déclaration de faillite immédiate", explique René-Marc Chikli, le président du SETO, le syndicat des tours opérateurs. "Grâce aux mesures du gouvernement, on devrait survivre", poursuit le responsable. "Donc on va trouver des solutions soit, on l'espère, dès cet été, sinon à la rentrée, cet hiver ou l'année prochaine."

Ce compromis satisfait globalement les associations de consommateurs, qui restent toutefois vigilantes. "On a bien un droit au remboursement qui n'est que différé et pas annulé", souligne Alain Bazot, le président de l'UFC-Que Choisir. "Et je m'inquiète déjà des communications qui existent déjà chez certains voyagistes qui ne disent absolument pas que, si on ne veut pas reporter notre voyage, le droit au remboursement persiste."

Voyagistes et associations de consommateurs se félicitent en revanche en chœur de la souplesse de l'ordonnance du gouvernement : avec cet avoir, l'agence de voyage pourra soit proposer une prestation équivalente à celle initialement prévue, soit plusieurs petits séjours d’un montant inférieur.